À Bamako, au Mali, dans l’enceinte du Centre International de Conférences (CICB), une cérémonie a pris des allures de bascule silencieuse. Le 11 juin 2026, le BARA Challenge Women 360, porté par l’Institut Zabbaan, a révélé 25 femmes entrepreneures venues du Sahel, sélectionnées parmi 50 candidates. Derrière les applaudissements et les remises de prix se dévoile un dispositif bien plus vaste : un programme qui fait de l’innovation féminine un levier concret face aux défis climatiques, économiques et sociaux qui structurent les réalités de la région.
À quelques jours de sa première édition, le Prix d’Excellence de l’Étudiant Africain s’impose déjà comme un rendez-vous majeur de reconnaissance du mérite académique. Prévu le 27 juin 2026 au Stade Pierre-de-Coubertin à Paris, l’événement dévoile une sélection d’intervenants prestigieux issus de la recherche, de l’entrepreneuriat, de la gouvernance et des industries technologiques. Une constellation de parcours d’exception réunie autour d’une même ambition : valoriser la jeunesse étudiante africaine et renforcer les passerelles entre excellence académique et impact global.
Derrière les infrastructures visibles du numérique se cache un levier stratégique encore largement sous-exploité en Afrique : les numéros fixes virtuels. Pour l’ingénieur et entrepreneur camerounais Pierre-François Kamanou, ces identifiants numériques pourraient devenir un outil majeur de modernisation des économies africaines, de sécurisation des services numériques et d’inclusion financière. À travers une série de propositions concrètes, fondées sur plusieurs décennies d’expérience dans les télécommunications, il invite les décideurs publics à repenser la régulation du secteur pour faire émerger un écosystème numérique plus souverain, plus compétitif et plus inclusif.
Dans un monde où le numérique révolutionne progressivement les systèmes de santé, rares sont les innovations qui naissent d’une expérience aussi personnelle que celle de Mawaba Adabi. Entrepreneur franco-africain, expert en infrastructures informatiques et fondateur d’AFRISAVE, il porte aujourd’hui une ambition forte : permettre à chaque citoyen africain d’accéder instantanément à ses informations médicales essentielles, où qu’il se trouve et même sans connexion Internet. Derrière cette innovation se cache pourtant une histoire profondément humaine. Celle d’un homme qui a connu très tôt les fragilités des parcours de soins, qui a vécu les conséquences de l’absence d’informations médicales accessibles en situation d’urgence et qui a décidé de transformer cette réalité en une solution capable d’améliorer et de sauver des millions de vies.
Sur Medi1TV Afrique, le 10 juin 2026, le président de la Fondation Tamkine, Dr Abdelilah Kadili, a porté une vision ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir de l’éducation : faire du numérique un puissant levier d’excellence, d’égalité des chances et de transformation sociale. Un plaidoyer inspirant qui dépasse les frontières du Maroc et trouve un écho particulier dans une Afrique en pleine mutation, portée par ses solutions, ses talents et son potentiel d’innovation.
Le Comité international des Jeux du FADAM a officialisé la nomination d’Amélie Ebongué au poste de Directrice de la Communication Adjointe des FADAM World Games Paris 2027. Cette décision stratégique s’inscrit dans la montée en puissance d’un événement international soutenu par plusieurs institutions dont l’UNESCO et le ministère des Sports, et dédié à la promotion des arts martiaux comme vecteur de dialogue interculturel. Experte du numérique et des stratégies de marque, Amélie Ebongué incarne une génération de communicants capables d’articuler innovation digitale, influence globale et enjeux institutionnels.
Pendant des siècles, l’histoire de l’Afrique a été écrite ailleurs, souvent racontée à travers des prismes extérieurs, fragmentés ou biaisés. Avec Une histoire africaine de l’Afrique, la journaliste et autrice Zeinab Badawi propose un renversement historique majeur : faire entendre l’Afrique par ses propres voix, ses propres archives vivantes et ses propres mémoires. Fruit de sept années d’enquête, 32 pays traversés et des centaines de témoignages d’historiens, d’anthropologues et de conteurs, cet ouvrage de 500 pages s’impose comme un événement éditorial et intellectuel international.
Pour des milliers de petites et moyennes entreprises africaines, importer des marchandises ou payer un fournisseur à l’étranger relève encore du parcours du combattant. Délais bancaires interminables, coûts élevés, contraintes réglementaires, manque de transparence et risques opérationnels freinent leur développement. Face à ces obstacles, la fintech REasy, cofondée par l’entrepreneur camerounais Brice Mba et ses associés, développe une solution intégrée qui simplifie les paiements transfrontaliers et facilite le commerce international. Plus qu’une plateforme financière, l’entreprise ambitionne de construire une infrastructure capable de rendre les échanges internationaux plus rapides, plus sûrs et plus accessibles aux PME africaines.
Alors que le commerce électronique, les services numériques et le mobile money connaissent une croissance spectaculaire en Afrique francophone, un obstacle majeur a longtemps freiné les entrepreneurs : la fragmentation des moyens de paiement. Entre banques, opérateurs télécoms, cartes bancaires et solutions locales incompatibles entre elles, recevoir ou envoyer de l’argent en ligne relevait souvent du parcours du combattant. Fondée à Dakar en 2015 par Aziz Yérima, Youma Fall, Christian Palouki et Honoré Hounwanou, PayDunya a décidé de s’attaquer à ce problème structurel. 11 ans plus tard, la fintech est devenue l’une des infrastructures de paiement les plus importantes d’Afrique francophone, avant d’être rachetée en 2025 par le groupe sud-africain Peach Payments. Retour sur une initiative qui illustre parfaitement la puissance du journalisme de solutions : comprendre un problème systémique, documenter une réponse concrète et mesurer son impact réel.
En donnant une place aux langues africaines dans les bases de données qui alimentent l’intelligence artificielle mondiale, la startup OneNine s’attaque à l’un des angles morts les plus persistants de la révolution numérique. Fondée par l’entrepreneur sénégalais Doudou Ba, l’entreprise développe une infrastructure linguistique destinée à rendre l’IA plus inclusive, plus représentative et plus utile pour des millions d’Africains. Une réponse concrète à un problème mondial encore largement sous-estimé : l’exclusion linguistique dans les technologies de demain.
Portée par l’entrepreneure béninoise Freddy Adjé, SOPAL SARL ambitionne de réduire la dépendance aux importations de profilés en aluminium tout en créant des emplois qualifiés et de nouvelles opportunités pour les artisans. À travers cette unité industrielle en construction sur 12 000 m², c’est une nouvelle vision de la transformation locale qui prend forme au Bénin.
Après quinze années passées au chevet des patients, cette professionnelle de la santé installée au Québec a choisi une autre voie pour prendre soin des gens : leur apprendre à bâtir leur sécurité financière. À travers son académie KIKENMIE et son engagement auprès des entrepreneurs et investisseurs, Laure Épiphanie Ndakgo incarne une nouvelle génération de leaders qui placent l’éducation financière au cœur de l’autonomisation individuelle et collective.
Catégories
- Santé (65)
- Société (538)
- Innovations (173)
- Culture (103)
- La femme du mois (37)
- L'invité de la semaine (50)
- Economie (83)
- Environnement (54)
- Éducation (48)
- Vie associative et solidarité (46)
- Sports (12)
- Cinéma (18)
- Success Stories (29)
- Semaine l'Afrique des Solutions (SAS) (501)












