Les 15 et 16 octobre 2026, le Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Rose de Dakar accueillera la 7ᵉ édition du Salon Afrique Unie (SAU). Pour la première fois organisé au Sénégal, ce rendez-vous panafricain réunira entreprises, institutions, établissements de formation, entrepreneurs, recruteurs et représentants des diasporas autour d’une question devenue centrale pour le continent : comment mieux préparer les jeunes aux mutations de l’économie et faciliter leur accès à l’emploi ?
À l’approche de la parution française de Une histoire africaine de l’Afrique, Zeinab Badawi remet au centre une question qui dépasse largement le champ historique : qui raconte l’Afrique, avec quelles sources et depuis quel point de vue ? Dans un entretien accordé à Revue21, la journaliste soudano-britannique défend une approche fondée sur la pluralité des sources, la place des chercheurs africains et la nécessité de restituer au continent la maîtrise de son récit historique. Son livre, publié en français aux Éditions du Faubourg, paraîtra le 18 septembre 2026, avant une présence annoncée en France à l’automne.
Un projet peut avoir une proposition pertinente, une technologie efficace ou un modèle économique solide sans pour autant être compris comme il le souhaite. Ce qui se joue alors dépasse la qualité du discours : ce sont les représentations, les références culturelles et les récits collectifs auxquels le public rattache le projet. Le 25 août 2026, la communauté Egregor consacrera une rencontre en ligne à cette dimension souvent moins visible de la communication : l’intelligence narrative et son rôle dans la manière dont les organisations construisent leur positionnement et influencent les perceptions.
À 40 ans, Noélie Yarigo ajoute un nouveau titre majeur à son parcours international. À Daegu, en Corée du Sud, l’athlète béninoise s’est imposée sur 800 mètres dans la catégorie W40 aux Championnats du monde d’athlétisme Masters 2026, avec un chrono de 2 min 10 s 55. Une victoire qui met en lumière la capacité des athlètes africains à inscrire leur excellence dans la durée.
Dans les territoires africains éloignés des grands réseaux électriques, produire de l’électricité ne suffit pas : il faut aussi pouvoir la distribuer efficacement, suivre les consommations, sécuriser les installations et assurer leur maintenance. Fondé en France en 2016 par Paul Berthomieu et Léonide Michael Sinsin, après la création d’ARESS au Bénin en 2012, MyJouleBox s’est développé autour d’une ambition : digitaliser et optimiser l’exploitation des systèmes énergétiques décentralisés. Aujourd’hui intégré au groupe ARESS/MyJouleBox, le dispositif associe solutions solaires, données, logiciels, mini-réseaux et services énergétiques, avec une nouvelle étape : l’utilisation de l’intelligence artificielle pour accélérer le traitement des incidents techniques.
Ingénieur en génie électrique et dirigeant spécialisé dans les infrastructures et le développement de projets énergétiques, Martial Batcho prend les fonctions de Country Director – Benin au sein de GENESIS Energy. Cette nouvelle responsabilité prolonge un parcours construit à la croisée de l’ingénierie, de la stratégie, du développement commercial et des partenariats. Elle intervient dans un secteur africain confronté à un enjeu majeur : transformer un potentiel énergétique considérable en infrastructures fiables, financées et effectivement opérationnelles.
À 17 ans, Sephora Maganga Nziengui s’apprête à porter les couleurs du Gabon dans une aventure scientifique internationale consacrée aux sciences spatiales. Élève au Lycée d’Excellence d’Essassa, la jeune Gabonaise a été sélectionnée dans le cadre de Mission ShakthiSAT, initiative portée par Space Kidz India qui ambitionne de réunir 12 000 jeunes filles de 108 pays autour des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et de l’exploration spatiale. Au-delà d’un parcours individuel, sa sélection pose une question stratégique pour le Gabon et, plus largement, pour l’Afrique : comment transformer l’émergence de jeunes talents féminins en véritable capacité scientifique et technologique ?
Le samedi 22 août 2026, Chilly-Mazarin accueillera la troisième édition de « Danse du monde », une initiative culturelle portée par l’association EFAPO, en partenariat avec l’Association De la Joie à Partager. De 13 h à 21 h, le stade City Saint-Éloi deviendra un espace de rencontre entre cultures, générations et communautés autour de la danse, des costumes traditionnels et de la musique. Au-delà du spectacle, l’événement entend faire de la diversité culturelle un outil concret de dialogue, de transmission et de vivre-ensemble.
À Kano, le jeune inventeur nigérian Khalifa Aminu a conçu des lunettes équipées de capteurs capables de détecter des obstacles et d’émettre des alertes sonores. Développé à partir de composants simples, le prototype entend faciliter les déplacements des personnes aveugles ou malvoyantes. Une initiative qui illustre le potentiel des technologies d’assistance conçues en Afrique pour répondre à des besoins concrets.
Après avoir digitalisé 19 hôpitaux publics en Guinée, Visa Medical franchit une nouvelle étape en République démocratique du Congo. Déployée avec SANRU, le réseau hospitalier de l’Armée du Salut et Sanofi Global Health Unit (GHU), la solution entend améliorer le suivi du diabète et de l’hypertension tout en expérimentant un modèle de financement présenté comme « Zéro Dette ». Pour la startup guinéenne, l’enjeu dépasse désormais la technologie : il s’agit de démontrer qu’une innovation conçue en Afrique peut s’intégrer à différents systèmes de santé, produire des données utiles aux soins et changer d’échelle sans alourdir les contraintes budgétaires des établissements.
Ce mardi 18 août 2026, Hollywood a écrit une page historique de son histoire. La Béninoise Angélique Kidjo, cinq fois lauréate des GRAMMY Awards et figure majeure de la musique mondiale, a reçu la 2 854ᵉ étoile du Hollywood Walk of Fame. Une distinction historique qui fait d’elle la première musicienne africaine et la première artiste noire africaine à rejoindre ce célèbre boulevard. Au-delà de la consécration d’une carrière exceptionnelle, cette reconnaissance internationale vient couronner le parcours d’une artiste qui, depuis plus de quatre décennies, porte la voix de l’Afrique sur les plus grandes scènes du monde.
De la gestion de projets à la mode, de l’entrepreneuriat à l’accompagnement transformationnel, puis à l’écriture, Kokoè Koussawo n’a jamais suivi une trajectoire linéaire. Franco-togolaise installée en Normandie, elle a fait de ses multiples expériences un terrain d’exploration et de transmission. Son parcours raconte moins une success story classique qu’une construction patiente : celle d’une femme qui a appris à transformer ses propres questionnements en espaces destinés à aider d’autres femmes à reprendre possession de leur trajectoire.
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