Du smartphone au crédit, M-KOPA réinvente l’inclusion financière en Afrique. En adaptant le financement aux revenus quotidiens de millions d’Every Day Earners, la fintech ouvre progressivement l’accès à la technologie, aux services numériques et aux opportunités économiques. Une innovation pensée pour les réalités du terrain, avec une ambition panafricaine.
#innovationafricaine
Médecin de santé publique, économiste et dirigeant, Alfred da Silva a consacré plus de trois décennies à la santé mondiale, avec une partie essentielle de son parcours tournée vers l’Afrique. Vaccination, maladies infectieuses, formation des responsables sanitaires, économie de la santé et mobilisation de ressources ont jalonné son engagement. Invité de la Semaine du média Notre Voix et fidèle participant à la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) depuis 2023, il porte une conception exigeante de l’engagement : accompagner les acteurs africains pour qu’ils disposent eux-mêmes des compétences, des outils et des moyens nécessaires pour répondre aux enjeux de santé de leurs populations.
Et si les principaux obstacles à la réussite ne se trouvaient pas toujours à l’extérieur de nous, mais dans nos habitudes, nos peurs et notre manière de regarder l’échec ? Avec Les Ennemis du Succès, l’économiste et entrepreneur béninois Oumaya Moussa Abdoulaye propose une réflexion sur ces mécanismes souvent silencieux qui peuvent ralentir une trajectoire personnelle ou professionnelle. Nourri par son expérience entrepreneuriale dans la valorisation du karité, son ouvrage invite surtout à passer de l’introspection à l’action.
À l’heure où l’accès aux biens, aux services et à la consommation reste inégal sur le continent africain, Jumia se démarque comme un catalyseur de changement : via sa marketplace, sa logistique et ses services de paiement, l’entreprise rend possible l’achat en ligne pour des millions d’Africains, tout en offrant aux commerçants un tremplin vers l’économie numérique. Résultat : inclusion, opportunités économiques, modernisation et dynamisation des marchés – pour un continent en pleine mutation.
Dans des métropoles africaines confrontées aux embouteillages, au coût du carburant, à la précarité des conducteurs et aux émissions polluantes, MAX – Metro Africa Xpress – veut changer la donne. La startup nigériane combine véhicules électriques, financement, échange de batteries, outils numériques et assemblage local pour rendre la mobilité plus accessible et plus propre. Après être devenue rentable au Nigeria, elle vient de lever 24 millions de dollars pour accélérer son déploiement en Afrique de l’Ouest et du Centre. Une trajectoire qui pose toutefois une question essentielle : comment transformer une réussite nationale en modèle continental réellement reproductible ?
Et si une partie de l’alimentation africaine de demain se trouvait déjà dans ses champs ? Longtemps considéré comme une culture vivrière, le niébé révèle aujourd’hui des atouts qui intéressent à la fois nutrition, agriculture durable et innovation agroalimentaire. Dans leur Livre Blanc Agriculture durable africaine : Révéler le potentiel du niébé pour l’alimentation de demain, Annie Estelle Adiogo, fondatrice de Sunnali et experte en alimentation durable diplômée d’AgroParisTech, et Pauline Pinel, docteure-ingénieure en sciences des aliments et fondatrice d’Appi Consulting, explorent les voies permettant de mieux valoriser cette ressource africaine.
Elles créent, entreprennent, innovent, soignent, enseignent et transforment leur environnement. Dans tous les secteurs, des femmes africaines font émerger des solutions concrètes, souvent à partir des réalités de leur quotidien. Depuis 2023, la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) met ces parcours en lumière, leur ouvre une scène internationale et favorise les rencontres susceptibles d’accélérer leurs initiatives. À travers leurs histoires se révèle une Afrique qui ose, invente et agit – une Afrique qui ne se contente plus de relever ses défis, mais construit elle-même les réponses de demain.
À Kano, le jeune inventeur nigérian Khalifa Aminu a conçu des lunettes équipées de capteurs capables de détecter des obstacles et d’émettre des alertes sonores. Développé à partir de composants simples, le prototype entend faciliter les déplacements des personnes aveugles ou malvoyantes. Une initiative qui illustre le potentiel des technologies d’assistance conçues en Afrique pour répondre à des besoins concrets.
Après avoir digitalisé 19 hôpitaux publics en Guinée, Visa Medical franchit une nouvelle étape en République démocratique du Congo. Déployée avec SANRU, le réseau hospitalier de l’Armée du Salut et Sanofi Global Health Unit (GHU), la solution entend améliorer le suivi du diabète et de l’hypertension tout en expérimentant un modèle de financement présenté comme « Zéro Dette ». Pour la startup guinéenne, l’enjeu dépasse désormais la technologie : il s’agit de démontrer qu’une innovation conçue en Afrique peut s’intégrer à différents systèmes de santé, produire des données utiles aux soins et changer d’échelle sans alourdir les contraintes budgétaires des établissements.
Dans les cacaoyères ivoiriennes, le Swollen Shoot ne menace pas seulement les arbres : il fragilise les revenus des producteurs et, à terme, la stabilité d’une filière stratégique pour l’économie nationale. Face à une maladie virale dont la réponse repose historiquement sur l’arrachage des plants infectés, une équipe de l’Université Nangui Abrogoua propose une autre voie. Les chercheurs ont mis au point une biosolution appelée Vital Plus, développée sous la direction du professeur Mamadou Doumbia, qui vise à agir sur les mécanismes de propagation de la maladie tout en renforçant les défenses naturelles du cacaoyer.
L’intelligence artificielle est déjà une réalité en Afrique : elle s’impose progressivement dans les banques, la santé, l’éducation, les administrations, les télécommunications ou encore les ressources humaines. Pour Abdoulaye Ba, expert en gouvernance de l’IA, l’Afrique ne peut donc plus opposer innovation et régulation : elle doit avancer simultanément sur ces deux fronts. Dans une tribune parvenue à notre rédaction, il propose la création d’un « Passeport africain de confiance IA », un mécanisme simple, progressif et harmonisable à l’échelle du continent, destiné à identifier les systèmes d’IA déployés, évaluer leurs risques, encadrer leurs usages, renforcer la transparence et garantir une véritable capacité de contrôle local.
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