Longtemps absentes des grandes bases de données génétiques mondiales, les populations africaines ont été les oubliées de nombreuses avancées en médecine de précision. Cette sous-représentation limite la compréhension de certaines maladies, retarde les diagnostics et réduit l’efficacité de traitements conçus à partir de données génétiques majoritairement non africaines. En Côte d’Ivoire, le professeur David Téa Okou s’attaque à ce défi à travers une démarche scientifique ambitieuse : développer une génomique africaine capable de répondre aux besoins de santé des populations du continent. Son travail illustre comment la recherche peut devenir une solution concrète au service des patients.
Santé
Chaque année, des patients arrivent aux urgences incapables de communiquer leur groupe sanguin, leurs allergies ou leurs traitements en cours. Dans les situations critiques, cette absence d’information peut retarder une prise en charge ou accroître les risques médicaux. Face à ce défi mondial, l’entrepreneur Olivier Tapa a développé Dr'O, une plateforme numérique qui centralise les données médicales essentielles et les rend accessibles en quelques secondes. Déjà finalisée et testée, cette solution ambitionne de renforcer la sécurité des patients et de faciliter le travail des professionnels de santé. Son lancement est prévu en France, avant un déploiement progressif dans plusieurs pays africains où les enjeux liés à l’accès rapide aux données médicales demeurent particulièrement importants.
Et si la santé devenait enfin le socle du développement africain ? Dans son nouvel ouvrage, Santé du peuple, avenir de l’Afrique : le système de santé sénégalais en question, publié aux Éditions L’Harmattan, le Dr Yaye Kanny Kaire propose bien plus qu’un diagnostic des fragilités du secteur sanitaire. Elle avance une vision, des solutions et une feuille de route pour construire des systèmes de santé plus performants, plus équitables et plus souverains. Une contribution qui s’inscrit dans les réflexions stratégiques sur l’avenir du continent.
À Banfora, Dédougou, Dori et Fada N’Gourma, l’ouverture de nouveaux centres d’hémodialyse change le quotidien de milliers de patients atteints d’insuffisance rénale. Au-delà des infrastructures, cette avancée illustre une stratégie de santé publique visant à réduire les inégalités territoriales et à rapprocher les soins spécialisés des populations. Reportage au cœur d’une transformation silencieuse mais décisive.
Face aux défis persistants de santé publique, notamment dans la lutte contre le paludisme, une initiative originale mise sur le pouvoir des images et de l’innovation technologique pour sensibiliser les populations. Lancé par Santé en Entreprise (SEE Association) et sa plateforme Business For Global Health (B4GH), l’appel à candidatures « Films & Tech for Health - Zéro Palu, passons à l’action » ambitionne de mobiliser créateurs, cinéastes, professionnels de santé et innovateurs autour d’un objectif commun : faire du cinéma et de la technologie des leviers d’éducation, de prévention et de changement de comportement.
Dans un contexte où les programmes de santé publique peinent encore à identifier avec précision leurs bénéficiaires, une solution technologique développée entre l’intelligence artificielle, la biométrie et la gestion de données tente de répondre à un défi majeur : rendre les politiques sociales plus transparentes, plus efficaces et réellement mesurables. Avec Oomus, plateforme sénégalaise portée par l’écosystème Carbonsoft, le numérique devient un outil de confiance au service de l’action publique.
Dans de nombreux hôpitaux africains, l’urgence médicale se heurte à un obstacle invisible mais fatal : l’absence d’informations fiables sur le patient. Allergies inconnues, traitements ignorés, dossiers inexistants. C’est pour répondre à cette faille systémique que naît AFRISAVE, une innovation healthtech conçue pour fonctionner même sans internet et permettre l’accès instantané aux données médicales vitales. Une solution pensée en Afrique, pour les réalités africaines, portée par un parcours personnel marqué par la frontière entre deux systèmes de santé.
Dans un monde où le numérique révolutionne progressivement les systèmes de santé, rares sont les innovations qui naissent d’une expérience aussi personnelle que celle de Mawaba Adabi. Entrepreneur franco-africain, expert en infrastructures informatiques et fondateur d’AFRISAVE, il porte aujourd’hui une ambition forte : permettre à chaque citoyen africain d’accéder instantanément à ses informations médicales essentielles, où qu’il se trouve et même sans connexion Internet. Derrière cette innovation se cache pourtant une histoire profondément humaine. Celle d’un homme qui a connu très tôt les fragilités des parcours de soins, qui a vécu les conséquences de l’absence d’informations médicales accessibles en situation d’urgence et qui a décidé de transformer cette réalité en une solution capable d’améliorer et de sauver des millions de vies.
À Abidjan, une équipe de cardiologues vient de réaliser la première ablation de fibrillation auriculaire en Afrique subsaharienne. Une avancée majeure qui pourrait transformer la prise en charge de milliers de patients confrontés à cette maladie cardiovasculaire souvent méconnue mais potentiellement grave.
Face à la montée des maladies chroniques, aux défis de l’accès aux soins, aux effets du changement climatique sur la santé et aux attentes croissantes des populations en matière de bien-être, l’Afrique est appelée à inventer de nouveaux modèles de développement sanitaire. C’est dans cette perspective que se tiendra, le 9 octobre 2026 à Rabat, au Maroc, la quatrième édition du Forum Afrique, RSE & Santé (FORAS 2026). Décideurs publics, entreprises, professionnels de santé, chercheurs, investisseurs et acteurs de la société civile s’y retrouveront pour réfléchir aux solutions capables de faire émerger une santé durable au service du continent.
Installé aux États-Unis, le neurochirurgien nigérian Dr Olawale Sulaiman a accepté une réduction volontaire de 25 % de son salaire pour retourner chaque mois au Nigeria afin d’y réaliser gratuitement des opérations du cerveau et de la colonne vertébrale. À travers la RNZ Foundation, il sauve des vies, forme des médecins locaux et contribue à bâtir un système de santé plus durable en Afrique.
À l’occasion d’un webcast spécial consacré au « Sommet One Health », animé par Erick Maville, président de l’association Santé En Entreprise (SEE), plusieurs experts internationaux ont appelé à repenser les politiques de santé à l’échelle mondiale en intégrant les liens étroits entre santé humaine, animale et environnementale. Entre urgences climatiques, risques pandémiques et fragilisation des systèmes sanitaires, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une approche globale, préventive et collaborative.
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