Face aux épidémies, aux conflits, à la malnutrition et à l’effondrement des systèmes de santé, ALIMA défend une autre manière de faire de l’humanitaire : intervenir vite sans renoncer au temps long. Née en Afrique en 2009, l’organisation médicale articule soins, recherche, formation et partenariats locaux pour transformer des réponses de terrain en solutions susceptibles d’être adaptées et reproduites à plus grande échelle. Une démarche qui sera au cœur de son rendez-vous annuel, le 4 novembre 2026 à Paris.
Santé
Derrière INOQARE, il y a une technologie, mais surtout trois trajectoires et une conviction commune : l’accès à l’expertise médicale ne devrait pas dépendre du pays où l’on vit. À la tête de cette aventure, Boubou Sacko construit depuis plusieurs années une plateforme qui veut fluidifier les parcours de soins internationaux. À ses côtés, Marwin Dumont structure la stratégie et le développement de l’entreprise, tandis qu’Abdel-Illah Seghir travaille à tisser les partenariats médicaux qui permettent au modèle de prendre une dimension internationale. Trois profils complémentaires réunis autour d’un même défi : rapprocher les patients des compétences médicales dont ils ont besoin.
De la téléconsultation instantanée au financement numérique des soins, la startup camerounaise Waspito construit une infrastructure de santé qui relie patients, médecins, laboratoires, pharmacies, entreprises et assureurs. Fondée en 2020 par Jean Lobé Lobé après une expérience familiale tragique, elle revendique aujourd’hui 1,1 million de patients connectés à 2 100 médecins et plus de 500 prestataires au Cameroun et en Côte d’Ivoire. Son modèle vient de franchir une nouvelle étape avec le Grand LEAP Award 2026, doté de 250 000 dollars.
Après avoir digitalisé 19 hôpitaux publics en Guinée, Visa Medical franchit une nouvelle étape en République démocratique du Congo. Déployée avec SANRU, le réseau hospitalier de l’Armée du Salut et Sanofi Global Health Unit (GHU), la solution entend améliorer le suivi du diabète et de l’hypertension tout en expérimentant un modèle de financement présenté comme « Zéro Dette ». Pour la startup guinéenne, l’enjeu dépasse désormais la technologie : il s’agit de démontrer qu’une innovation conçue en Afrique peut s’intégrer à différents systèmes de santé, produire des données utiles aux soins et changer d’échelle sans alourdir les contraintes budgétaires des établissements.
Et si une plante médicinale courante pouvait contribuer à renouveler l’arsenal contre une infection intime qui touche des millions de femmes ? À Dschang, dans l’ouest du Cameroun, la pharmacienne Gillian Vankwe Ngam a consacré son travail de recherche à une question précise : comment transformer le potentiel antifongique de plantes médicinales en une formulation pharmaceutique destinée à lutter contre la candidose vulvovaginale ? De cette démarche est né Vankwezole, un ovule expérimental à base d’extrait de clou de girofle. Une innovation prometteuse, mais qui doit encore franchir plusieurs étapes avant de pouvoir prétendre à une utilisation médicale.
Chaque année, des millions de personnes apprennent qu'elles sont atteintes d'un cancer. Pour certaines, la chirurgie n'est pas envisageable : la tumeur est trop petite, difficile d'accès ou située à proximité d'organes vitaux. Longtemps, ces patients ont disposé de peu d'alternatives. En France, une entreprise de robotique médicale a développé une technologie qui change progressivement la donne. Baptisée Epione, cette plateforme robotisée assiste les radiologues interventionnels dans le traitement mini-invasif de certaines tumeurs. Plus précise, plus sûre et plus rapide, elle ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour des patients qui, hier encore, n'avaient parfois aucune option curative.
Le mercredi 15 juillet 2026, lors du webinaire international stratégique de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), consacré au thème « Journalisme de solutions : raconter ce qui fonctionne pour inspirer le changement et révéler une autre Afrique », Kamari Martial Pascal Batcho a présenté iYara, une plateforme numérique de santé conçue en Afrique pour rapprocher patients, médecins et pharmacies. Devant 180 participants inscrits, l’ingénieur et entrepreneur béninois a dévoilé une solution qu’il présente comme « le Doctolib africain », capable de simplifier le parcours de soins grâce à la technologie, à l’intelligence artificielle et à l’innovation locale.
Et si chaque patient pouvait disposer d’une mémoire médicale fiable, accessible et sécurisée, permettant aux médecins d’anticiper les complications avant qu’elles ne deviennent des urgences ? En Guinée, Visa Medical apporte une réponse concrète aux défis persistants du système de santé grâce à une plateforme numérique qui centralise les données médicales, améliore la coordination des soins et place la prévention au cœur du parcours patient. Une innovation portée par KOUMA ACADEMY, qui ambitionne de contribuer à bâtir une santé plus connectée, plus efficace et plus humaine.
En Guinée, une entreprise de e-santé transforme progressivement la gestion des hôpitaux publics grâce à une plateforme numérique qui centralise les données médicales, sécurise les paiements et facilite le suivi des patients. Déjà déployée dans plusieurs établissements de santé et auprès de plus d’un million de patients, Visa Medical propose un modèle original : moderniser les infrastructures hospitalières sans coût initial pour l’État. Une approche qui suscite l’intérêt au-delà des frontières guinéennes.
De l’audit au pilotage stratégique, AP2 Santé accompagne les structures sanitaires dans une meilleure organisation des soins, une utilisation plus efficace des données médicales et une performance durable au service des patients et des professionnels.
Un rendez-vous oublié, un résultat d’analyse mal compris, un dossier médical dispersé ou un patient perdu dans un système saturé : derrière ces situations quotidiennes se cachent des pertes invisibles qui fragilisent la qualité des soins. En Guinée et au-delà, Labtani propose une réponse technologique ambitieuse : utiliser la donnée de santé, l’automatisation et l’intelligence artificielle pour reconnecter patients, médecins, laboratoires et structures médicales. Une innovation portée par un entrepreneur de la diaspora, Mohamed Lamar Diallo, qui veut faire de la santé digitale un levier d’équité et d’efficacité.
Longtemps absentes des grandes bases de données génétiques mondiales, les populations africaines ont été les oubliées de nombreuses avancées en médecine de précision. Cette sous-représentation limite la compréhension de certaines maladies, retarde les diagnostics et réduit l’efficacité de traitements conçus à partir de données génétiques majoritairement non africaines. En Côte d’Ivoire, le professeur David Téa Okou s’attaque à ce défi à travers une démarche scientifique ambitieuse : développer une génomique africaine capable de répondre aux besoins de santé des populations du continent. Son travail illustre comment la recherche peut devenir une solution concrète au service des patients.
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