De la gestion de projets à la mode, de l’entrepreneuriat à l’accompagnement transformationnel, puis à l’écriture, Kokoè Koussawo n’a jamais suivi une trajectoire linéaire. Franco-togolaise installée en Normandie, elle a fait de ses multiples expériences un terrain d’exploration et de transmission. Son parcours raconte moins une success story classique qu’une construction patiente : celle d’une femme qui a appris à transformer ses propres questionnements en espaces destinés à aider d’autres femmes à reprendre possession de leur trajectoire.
#afrique
Entre le champ et l’étal d’un marché africain, les produits frais parcourent encore un itinéraire semé d’intermédiaires, de pertes et d’incertitudes. Au Kenya, Twiga Foods a entrepris de réorganiser cette chaîne en s’attaquant moins à la production qu’au maillon longtemps négligé de la distribution. Depuis 2014, la start-up kényane combine plateforme numérique, données, approvisionnement et logistique pour rapprocher producteurs et petits commerçants. Son parcours montre autant le potentiel de l’agritech africaine que les défis économiques qui apparaissent lorsqu’une solution veut changer d’échelle.
Pour une entreprise africaine, vendre ne suffit pas encore : il faut pouvoir encaisser, rapprocher les transactions, payer ses partenaires et, de plus en plus, recevoir des clients situés au-delà de ses frontières. C’est précisément sur cette friction que s’est construite Paystack. Née à Lagos en 2015, la fintech transforme le paiement en infrastructure accessible aux startups, PME et grandes entreprises. Avec plus de 200 000 entreprises utilisatrices revendiquées par la plateforme et une présence opérationnelle qui s’étend désormais à cinq marchés africains, son ambition dépasse le simple traitement des cartes : construire une couche de paiement capable d’accompagner la croissance des entreprises africaines.
Une phrase sexiste publiée sur les réseaux sociaux a ravivé une blessure que des millions de femmes portent encore dans leur chair. Roukiata Ouedraogo a choisi de répondre, non par le silence, mais par la mémoire, les faits et un appel à l’action. Victime d’excision à l’âge de trois ans, comme elle l’a elle-même raconté dans plusieurs interviews, l’humoriste et comédienne franco-burkinabè a progressivement transformé cette expérience intime en un combat public contre les mutilations génitales féminines. Sa nouvelle prise de parole rappelle une évidence : face aux mutilations génitales féminines, la solution n’est pas de banaliser la violence, mais de changer les normes qui la perpétuent.
De Fada N’Gourma aux scènes parisiennes, des chroniques radiophoniques aux romans, de l’humour aux combats pour les femmes et la jeunesse, Roukiata Ouedraogo a construit une œuvre à plusieurs voix. Comédienne, autrice, scénariste, chroniqueuse et conteuse, la Franco-Burkinabè s’est imposée comme l’une de ces personnalités capables de raconter l’Afrique sans la réduire à ses crises. Avec le rire, la littérature et la transmission, elle fait émerger d’autres récits : ceux d’une Afrique plurielle, créative, lucide et profondément humaine. Notre Voix la désigne Femme du Mois d’août, dans le cadre de la 4ᵉ édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), prévue les 23 et 24 octobre 2026 à Paris.
Derrière le président de la Fondation Tamkine se dessine un parcours façonné par l'exigence, la transmission et une conviction profonde : aucune société ne peut durablement se développer sans investir dans l'intelligence de sa jeunesse. Invité de l'émission Rencontres sur Medi1 TV Afrique, diffusée ce mardi 4 août, Abdelilah Kadili dévoile, avec simplicité, les étapes d'une vie guidée par le savoir, la discipline et le sens de l'engagement. Un récit personnel qui éclaire la vision d'un homme devenu l'une des figures marocaines de l'innovation éducative.
Dans une agence de La Poste à Nantes, en France, les visiteurs s'arrêtent devant des vêtements aux tissus colorés. Ils les touchent, posent des questions, les essaient. Beaucoup découvrent qu'ils sont de seconde main ou issus de fins de collection de créateurs africains. Pendant six jours, quarante-six pièces trouvent un nouveau propriétaire. Pour Ide Rosine Deumaga, fondatrice d'AFRIPE, ce résultat dépasse les ventes réalisées. Il confirme qu'un autre modèle de consommation est possible. Cette conviction guide aussi ses autres initiatives : faciliter l’accès au livre, faire circuler les œuvres littéraires africaines, prolonger la vie des créations textiles et créer de nouveaux espaces d’exposition pour les savoir-faire africains.
Dans la salle des fêtes du Sofitel Hôtel Ivoire d'Abidjan, ce 29 juillet 2026, l'ambiance est celle des grands rendez-vous. Fondateurs de start-up, dirigeants de PME, investisseurs, étudiants et décideurs publics se côtoient avec une même conviction : l'innovation peut devenir un moteur de croissance durable. En lançant les programmes Ivoire Tech Next 15 et Ivoire Tech Scale Up, la Côte d'Ivoire ne crée pas un simple concours. Elle met en place un dispositif destiné à accompagner les entreprises technologiques les plus prometteuses afin qu'elles franchissent une nouvelle étape de leur développement et renforcent la souveraineté numérique du pays.
À 14 ans, il n'avait ni laboratoire, ni diplôme, ni accès à l'électricité. Seulement une bibliothèque, quelques morceaux de ferraille et une détermination hors du commun. En construisant une éolienne artisanale dans son village du Malawi, William Kamkwamba n'a pas seulement éclairé la maison familiale : il a démontré qu'une innovation née de la pénurie pouvait répondre à des défis majeurs comme l'accès à l'énergie, à l'eau et à la sécurité alimentaire. Vingt ans plus tard, son histoire continue d'inspirer une nouvelle génération d'innovateurs africains.
La nomination de Sylvie Garcia comme marraine officielle de l’ONG Vision Trust Centrafrique dépasse le cadre d’une distinction honorifique. Elle traduit la volonté de renforcer la sensibilisation, l’accompagnement des familles et l’inclusion des personnes autistes dans un pays où les besoins restent considérables. Forte d’un parcours forgé par l’expérience personnelle et l’action de terrain, cette militante française, ambassadrice de solutions pour l’Afrique, ouvre un nouveau chapitre de son engagement en Afrique.
Elles ne développent pas seulement une plateforme numérique : elles contribuent à repenser la manière dont les jeunes Africains apprennent, s'orientent et construisent leur avenir. À travers Ketsia Oliveira au Congo, Abibatou G. au Sénégal et Ubaldia Akplogan au Bénin, EDUKIA démontre que la transformation de l'éducation repose autant sur la technologie que sur les femmes et les hommes qui l'incarnent. En conjuguant intelligence artificielle, proximité avec les apprenants et accompagnement de terrain, ces trois responsables participent à l'essor d'une solution africaine qui change progressivement d'échelle sur le continent.
Les 23 et 24 octobre 2026, la Mairie du 16ᵉ arrondissement de Paris accueillera la 4ᵉ édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), le plus grand rendez-vous international dédié aux solutions innovantes et aux initiatives à fort impact portées par les Africains et leurs partenaires. Entrepreneurs, innovateurs, investisseurs, chercheurs, journalistes, communicants, médias, universitaires, scientifiques, solutionneurs, décideurs et acteurs de la société civile venus de plusieurs continents s’y retrouveront pour révéler, valoriser, documenter, connecter, financer et accélérer les projets qui transforment durablement l’Afrique. Une ambition guidera cette édition : changer le récit sur le continent en le racontant autrement, à travers ses solutions concrètes, ses réussites inspirantes et les principes exigeants du journalisme de solutions.
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