Comment raconter l’Afrique autrement sans nier ses défis ? C’est à cette question que Léonce Houngbadji a répondu lors d’une masterclass organisée dans le cadre de la SAS 2026. À travers des exemples concrets et une méthodologie rigoureuse, il a montré que le journalisme de solutions permet de mettre en lumière les initiatives qui transforment déjà le continent et d’accélérer leur impact.
#afrique
Parvenir à ouvrir un compte bancaire en quelques minutes, recevoir son salaire, épargner, payer ses factures ou gérer son entreprise depuis un téléphone portable : ce qui semblait encore inaccessible à des millions d'Africains devient progressivement une réalité. En Côte d’Ivoire et au Sénégal, Djamo s’impose comme l’un des symboles de cette transformation. Plus qu’une application financière, la jeune entreprise ambitionne de réduire l’exclusion bancaire en construisant des services adaptés aux réalités locales. Son parcours illustre comment une innovation pensée à partir des besoins du terrain peut contribuer à rendre la finance plus inclusive, tout en révélant les défis qui restent à relever.
Alors que les investisseurs mondiaux se montrent plus prudents face aux incertitudes économiques, l'Afrique technologique continue de capter l'attention. Au cours des six premiers mois de 2026, les jeunes entreprises innovantes du continent ont attiré plus de 1,44 milliard de dollars. Derrière cette performance se dessine une mutation profonde : les capitaux se concentrent désormais sur des acteurs capables de démontrer leur solidité, leur impact et leur potentiel de croissance à long terme.
Et si l’histoire de l’Afrique était enfin racontée par celles et ceux qui l’ont vécue, façonnée et transmise au fil des siècles ? Le 16 juillet 2026, la Maison des réfugiés à Paris accueillera une soirée d’avant-première consacrée à Une histoire africaine de l’Afrique, le livre événement de la journaliste et historienne Zeinab Badawi. Cette rencontre, organisée quelques semaines avant la parution française de l’ouvrage aux Éditions du Faubourg, s’annonce comme un moment fort de réflexion sur les récits historiques, la mémoire collective et la place de l’Afrique dans l’histoire mondiale.
Un rendez-vous oublié, un résultat d’analyse mal compris, un dossier médical dispersé ou un patient perdu dans un système saturé : derrière ces situations quotidiennes se cachent des pertes invisibles qui fragilisent la qualité des soins. En Guinée et au-delà, Labtani propose une réponse technologique ambitieuse : utiliser la donnée de santé, l’automatisation et l’intelligence artificielle pour reconnecter patients, médecins, laboratoires et structures médicales. Une innovation portée par un entrepreneur de la diaspora, Mohamed Lamar Diallo, qui veut faire de la santé digitale un levier d’équité et d’efficacité.
Né en République démocratique du Congo avec l’ambition de promouvoir une information indépendante, rigoureuse et accessible, Ouragan s’est progressivement imposé comme l’un des médias numériques les plus suivis du pays. Fort d’une rédaction pluridisciplinaire et d’un vaste réseau de correspondants, il couvrira la 4ᵉ édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), les 23 et 24 octobre 2026 à Paris, confirmant ainsi son ouverture sur les grandes initiatives africaines.
Depuis plus de vingt-cinq ans, Kerline Joseph construit des passerelles entre le droit, les sciences sociales, l’éducation et le développement humain. Originaire d’Haïti et installée au Canada, cette criminologue et docteure en droit s’est imposée comme une figure du leadership engagé, convaincue que les connaissances n’ont de valeur que lorsqu’elles améliorent concrètement la vie des personnes. Son parcours, marqué par des responsabilités internationales, des initiatives novatrices et une action constante en faveur de l’égalité, illustre une ambition claire : bâtir des sociétés plus justes, plus inclusives et plus humaines.
Du 18 au 28 février 2027, le Bénin accueillera une retraite immersive d’un genre particulier. Baptisée Se réconcilier dans le berceau de l’humanité, cette initiative citoyenne réunira des Afrodescendants, des Africains et des alliés autour d’un même objectif : transformer la mémoire en levier de reconnexion, de transmission et d’engagement. Plus qu’un voyage, cette expérience se veut un espace de dialogue entre les héritages du passé et les aspirations du présent, dans un pays devenu l’un des principaux carrefours du tourisme mémoriel sur le continent africain.
À l’heure où le logement, le financement et l’investissement immobilier figurent parmi les grands défis du continent, la Soirée de l’Investissement Immobilier en Afrique revient à Paris avec l’ambition de favoriser les partenariats, les échanges d’expériences et les opportunités d’affaires à fort potentiel.
Avec la publication de sa 300ᵉ œuvre, Le Cercle Sans Pi, le chercheur et auteur béninois Dodji Mahouignito Djehouty Olou franchit un seuil rarement atteint dans l’histoire contemporaine de la production intellectuelle individuelle. Mathématiques, astronomie, philosophie, biologie, spiritualité, histoire des sciences ou encore langues africaines : son œuvre monumentale, répartie en plus de treize grands domaines, dessine une architecture du savoir où la connaissance se veut vivante, expérimentale et profondément enracinée dans les civilisations africaines et la pensée universelle.
Et si la prochaine révolution médicale, énergétique ou environnementale naissait d'une intelligence artificielle capable d'explorer ce que la science n'a jamais encore vu ? C'est le pari d'Adji Bousso Dieng. La chercheuse sénégalaise, professeure à l'Université de Princeton, vient de recevoir le prestigieux NSF CAREER Award 2026, l'une des plus hautes distinctions américaines destinées aux jeunes enseignants-chercheurs. Grâce à une subvention de 500 000 dollars sur cinq ans, elle entend développer une nouvelle génération d'intelligence artificielle tournée non plus vers la simple prédiction, mais vers la découverte scientifique.
Chaque mois, des millions de filles et de femmes à travers l’Afrique sont confrontées à une réalité encore trop peu visible : vivre leurs menstruations dans des conditions précaires. Absences scolaires, inconfort, dépenses récurrentes, risques sanitaires et stigmatisation continuent d’affecter leur quotidien. Face à ce défi à la fois social, sanitaire et environnemental, l’entrepreneure sénégalaise Binta Fall Sow a créé MousoW, une initiative qui mise sur les culottes menstruelles réutilisables pour favoriser l’autonomie, la dignité et l’inclusion. Une solution simple en apparence, mais porteuse de transformations durables.
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