En quelques semaines seulement, une plateforme panafricaine de recrutement a réuni plus de 500 entreprises, 2 000 candidats et 150 offres issues de 15 pays. Derrière cette dynamique, une conviction forte portée depuis la France par l’entrepreneure béninoise Mahdia Fousseni : l’Afrique ne manque pas de talents, mais d’infrastructures adaptées pour les connecter. Avec ODAH, elle ne propose pas un simple job board, mais une refonte des mécanismes mêmes du recrutement sur le continent et dans la diaspora.
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Derrière les infrastructures visibles du numérique se cache un levier stratégique encore largement sous-exploité en Afrique : les numéros fixes virtuels. Pour l’ingénieur et entrepreneur camerounais Pierre-François Kamanou, ces identifiants numériques pourraient devenir un outil majeur de modernisation des économies africaines, de sécurisation des services numériques et d’inclusion financière. À travers une série de propositions concrètes, fondées sur plusieurs décennies d’expérience dans les télécommunications, il invite les décideurs publics à repenser la régulation du secteur pour faire émerger un écosystème numérique plus souverain, plus compétitif et plus inclusif.
Sur Medi1TV Afrique, le 10 juin 2026, le président de la Fondation Tamkine, Dr Abdelilah Kadili, a porté une vision ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir de l’éducation : faire du numérique un puissant levier d’excellence, d’égalité des chances et de transformation sociale. Un plaidoyer inspirant qui dépasse les frontières du Maroc et trouve un écho particulier dans une Afrique en pleine mutation, portée par ses solutions, ses talents et son potentiel d’innovation.
Pendant des siècles, l’histoire de l’Afrique a été écrite ailleurs, souvent racontée à travers des prismes extérieurs, fragmentés ou biaisés. Avec Une histoire africaine de l’Afrique, la journaliste et autrice Zeinab Badawi propose un renversement historique majeur : faire entendre l’Afrique par ses propres voix, ses propres archives vivantes et ses propres mémoires. Fruit de sept années d’enquête, 32 pays traversés et des centaines de témoignages d’historiens, d’anthropologues et de conteurs, cet ouvrage de 500 pages s’impose comme un événement éditorial et intellectuel international.
Pour des milliers de petites et moyennes entreprises africaines, importer des marchandises ou payer un fournisseur à l’étranger relève encore du parcours du combattant. Délais bancaires interminables, coûts élevés, contraintes réglementaires, manque de transparence et risques opérationnels freinent leur développement. Face à ces obstacles, la fintech REasy, cofondée par l’entrepreneur camerounais Brice Mba et ses associés, développe une solution intégrée qui simplifie les paiements transfrontaliers et facilite le commerce international. Plus qu’une plateforme financière, l’entreprise ambitionne de construire une infrastructure capable de rendre les échanges internationaux plus rapides, plus sûrs et plus accessibles aux PME africaines.
Alors que le commerce électronique, les services numériques et le mobile money connaissent une croissance spectaculaire en Afrique francophone, un obstacle majeur a longtemps freiné les entrepreneurs : la fragmentation des moyens de paiement. Entre banques, opérateurs télécoms, cartes bancaires et solutions locales incompatibles entre elles, recevoir ou envoyer de l’argent en ligne relevait souvent du parcours du combattant. Fondée à Dakar en 2015 par Aziz Yérima, Youma Fall, Christian Palouki et Honoré Hounwanou, PayDunya a décidé de s’attaquer à ce problème structurel. 11 ans plus tard, la fintech est devenue l’une des infrastructures de paiement les plus importantes d’Afrique francophone, avant d’être rachetée en 2025 par le groupe sud-africain Peach Payments. Retour sur une initiative qui illustre parfaitement la puissance du journalisme de solutions : comprendre un problème systémique, documenter une réponse concrète et mesurer son impact réel.
En donnant une place aux langues africaines dans les bases de données qui alimentent l’intelligence artificielle mondiale, la startup OneNine s’attaque à l’un des angles morts les plus persistants de la révolution numérique. Fondée par l’entrepreneur sénégalais Doudou Ba, l’entreprise développe une infrastructure linguistique destinée à rendre l’IA plus inclusive, plus représentative et plus utile pour des millions d’Africains. Une réponse concrète à un problème mondial encore largement sous-estimé : l’exclusion linguistique dans les technologies de demain.
Première femme noire d’origine africaine à devenir cheffe d’établissement à Paris, autrice engagée et figure reconnue de l’innovation éducative, Mahi Traoré prendra, dès septembre 2026, la direction du lycée Jules Siegfried dans le 10ᵉ arrondissement de la capitale. Une nomination qui récompense un parcours exceptionnel et annonce une nouvelle étape dans l’engagement d’une femme qui fait de l’école un levier de transformation sociale.
À Abidjan, une équipe de cardiologues vient de réaliser la première ablation de fibrillation auriculaire en Afrique subsaharienne. Une avancée majeure qui pourrait transformer la prise en charge de milliers de patients confrontés à cette maladie cardiovasculaire souvent méconnue mais potentiellement grave.
Face à l’impasse vécue par de nombreux jeunes migrants devenus majeurs, une initiative portée par Héléna Nzita Pambou propose de transformer une vulnérabilité sociale en levier de développement économique entre l’Europe et l’Afrique.
Face à la montée des maladies chroniques, aux défis de l’accès aux soins, aux effets du changement climatique sur la santé et aux attentes croissantes des populations en matière de bien-être, l’Afrique est appelée à inventer de nouveaux modèles de développement sanitaire. C’est dans cette perspective que se tiendra, le 9 octobre 2026 à Rabat, au Maroc, la quatrième édition du Forum Afrique, RSE & Santé (FORAS 2026). Décideurs publics, entreprises, professionnels de santé, chercheurs, investisseurs et acteurs de la société civile s’y retrouveront pour réfléchir aux solutions capables de faire émerger une santé durable au service du continent.
Dans un contexte où l’accès aux services administratifs et numériques reste encore contraignant dans de nombreux pays africains, une innovation sénégalaise attire l’attention des acteurs de la transformation digitale. Développée par l’entrepreneur Lamine Cissé, une borne autonome de nouvelle génération permet désormais d’imprimer, transmettre et récupérer des documents sans guichet, sans file d’attente et sans intervention humaine. Une solution qui interroge autant qu’elle inspire : et si la simplicité devenait la véritable révolution technologique ?
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