Face aux erreurs d’orientation scolaire qui hypothèquent l’avenir de millions de jeunes, une startup camerounaise mise sur l’intelligence artificielle et l’analyse des données pour proposer des parcours plus adaptés aux aptitudes de chaque élève. Avec OSIA Technologies, l’orientation scolaire quitte le terrain de l’intuition pour entrer dans l’ère de la personnalisation numérique.
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Dans un contexte où l’accès au financement reste un obstacle majeur pour des millions de ménages et de petits entrepreneurs en Afrique de l’Ouest, une solution burkinabè propose une alternative enracinée dans les pratiques traditionnelles mais propulsée par le numérique. Née de l’intuition que l’intelligence collective peut devenir un levier économique puissant, Terra Biga transforme la tontine en plateforme digitale structurée, capable de mobiliser l’épargne communautaire à grande échelle pour financer des projets, réduire les coûts d’achat et renforcer la solidarité économique. Entre innovation technologique, héritage culturel et ambition panafricaine, cette initiative interroge les modèles classiques de financement et propose une nouvelle voie.
À travers son soutien engagé à la publication en France de l’ouvrage Une histoire africaine de l’Afrique, l’autrice et proviseure franco-malienne Mahi Traoré participe à une bataille essentielle : celle du récit. Dans un monde où l’Afrique demeure trop souvent enfermée dans des représentations réductrices, ce livre de la journaliste et historienne Zeinab Badawi ouvre une brèche décisive. Une initiative qui rejoint le combat mené depuis plusieurs années par la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) pour faire émerger une autre narration du continent.
Dans de nombreux hôpitaux africains, l’urgence médicale se heurte à un obstacle invisible mais fatal : l’absence d’informations fiables sur le patient. Allergies inconnues, traitements ignorés, dossiers inexistants. C’est pour répondre à cette faille systémique que naît AFRISAVE, une innovation healthtech conçue pour fonctionner même sans internet et permettre l’accès instantané aux données médicales vitales. Une solution pensée en Afrique, pour les réalités africaines, portée par un parcours personnel marqué par la frontière entre deux systèmes de santé.
En quelques semaines seulement, une plateforme panafricaine de recrutement a réuni plus de 500 entreprises, 2 000 candidats et 150 offres issues de 15 pays. Derrière cette dynamique, une conviction forte portée depuis la France par l’entrepreneure béninoise Mahdia Fousseni : l’Afrique ne manque pas de talents, mais d’infrastructures adaptées pour les connecter. Avec ODAH, elle ne propose pas un simple job board, mais une refonte des mécanismes mêmes du recrutement sur le continent et dans la diaspora.
Dans un monde où le numérique révolutionne progressivement les systèmes de santé, rares sont les innovations qui naissent d’une expérience aussi personnelle que celle de Mawaba Adabi. Entrepreneur franco-africain, expert en infrastructures informatiques et fondateur d’AFRISAVE, il porte aujourd’hui une ambition forte : permettre à chaque citoyen africain d’accéder instantanément à ses informations médicales essentielles, où qu’il se trouve et même sans connexion Internet. Derrière cette innovation se cache pourtant une histoire profondément humaine. Celle d’un homme qui a connu très tôt les fragilités des parcours de soins, qui a vécu les conséquences de l’absence d’informations médicales accessibles en situation d’urgence et qui a décidé de transformer cette réalité en une solution capable d’améliorer et de sauver des millions de vies.
À Bamako, au Mali, dans l’enceinte du Centre International de Conférences (CICB), une cérémonie a pris des allures de bascule silencieuse. Le 11 juin 2026, le BARA Challenge Women 360, porté par l’Institut Zabbaan, a révélé 25 femmes entrepreneures venues du Sahel, sélectionnées parmi 50 candidates. Derrière les applaudissements et les remises de prix se dévoile un dispositif bien plus vaste : un programme qui fait de l’innovation féminine un levier concret face aux défis climatiques, économiques et sociaux qui structurent les réalités de la région.
Pour des milliers de petites et moyennes entreprises africaines, importer des marchandises ou payer un fournisseur à l’étranger relève encore du parcours du combattant. Délais bancaires interminables, coûts élevés, contraintes réglementaires, manque de transparence et risques opérationnels freinent leur développement. Face à ces obstacles, la fintech REasy, cofondée par l’entrepreneur camerounais Brice Mba et ses associés, développe une solution intégrée qui simplifie les paiements transfrontaliers et facilite le commerce international. Plus qu’une plateforme financière, l’entreprise ambitionne de construire une infrastructure capable de rendre les échanges internationaux plus rapides, plus sûrs et plus accessibles aux PME africaines.
Alors que le commerce électronique, les services numériques et le mobile money connaissent une croissance spectaculaire en Afrique francophone, un obstacle majeur a longtemps freiné les entrepreneurs : la fragmentation des moyens de paiement. Entre banques, opérateurs télécoms, cartes bancaires et solutions locales incompatibles entre elles, recevoir ou envoyer de l’argent en ligne relevait souvent du parcours du combattant. Fondée à Dakar en 2015 par Aziz Yérima, Youma Fall, Christian Palouki et Honoré Hounwanou, PayDunya a décidé de s’attaquer à ce problème structurel. 11 ans plus tard, la fintech est devenue l’une des infrastructures de paiement les plus importantes d’Afrique francophone, avant d’être rachetée en 2025 par le groupe sud-africain Peach Payments. Retour sur une initiative qui illustre parfaitement la puissance du journalisme de solutions : comprendre un problème systémique, documenter une réponse concrète et mesurer son impact réel.
En donnant une place aux langues africaines dans les bases de données qui alimentent l’intelligence artificielle mondiale, la startup OneNine s’attaque à l’un des angles morts les plus persistants de la révolution numérique. Fondée par l’entrepreneur sénégalais Doudou Ba, l’entreprise développe une infrastructure linguistique destinée à rendre l’IA plus inclusive, plus représentative et plus utile pour des millions d’Africains. Une réponse concrète à un problème mondial encore largement sous-estimé : l’exclusion linguistique dans les technologies de demain.
Portée par l’entrepreneure béninoise Freddy Adjé, SOPAL SARL ambitionne de réduire la dépendance aux importations de profilés en aluminium tout en créant des emplois qualifiés et de nouvelles opportunités pour les artisans. À travers cette unité industrielle en construction sur 12 000 m², c’est une nouvelle vision de la transformation locale qui prend forme au Bénin.
Après quinze années passées au chevet des patients, cette professionnelle de la santé installée au Québec a choisi une autre voie pour prendre soin des gens : leur apprendre à bâtir leur sécurité financière. À travers son académie KIKENMIE et son engagement auprès des entrepreneurs et investisseurs, Laure Épiphanie Ndakgo incarne une nouvelle génération de leaders qui placent l’éducation financière au cœur de l’autonomisation individuelle et collective.
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