Pour des milliers de petites et moyennes entreprises africaines, importer des marchandises ou payer un fournisseur à l’étranger relève encore du parcours du combattant. Délais bancaires interminables, coûts élevés, contraintes réglementaires, manque de transparence et risques opérationnels freinent leur développement. Face à ces obstacles, la fintech REasy, cofondée par l’entrepreneur camerounais Brice Mba et ses associés, développe une solution intégrée qui simplifie les paiements transfrontaliers et facilite le commerce international. Plus qu’une plateforme financière, l’entreprise ambitionne de construire une infrastructure capable de rendre les échanges internationaux plus rapides, plus sûrs et plus accessibles aux PME africaines.
#journalismedesolutions - Page 7
Alors que le commerce électronique, les services numériques et le mobile money connaissent une croissance spectaculaire en Afrique francophone, un obstacle majeur a longtemps freiné les entrepreneurs : la fragmentation des moyens de paiement. Entre banques, opérateurs télécoms, cartes bancaires et solutions locales incompatibles entre elles, recevoir ou envoyer de l’argent en ligne relevait souvent du parcours du combattant. Fondée à Dakar en 2015 par Aziz Yérima, Youma Fall, Christian Palouki et Honoré Hounwanou, PayDunya a décidé de s’attaquer à ce problème structurel. 11 ans plus tard, la fintech est devenue l’une des infrastructures de paiement les plus importantes d’Afrique francophone, avant d’être rachetée en 2025 par le groupe sud-africain Peach Payments. Retour sur une initiative qui illustre parfaitement la puissance du journalisme de solutions : comprendre un problème systémique, documenter une réponse concrète et mesurer son impact réel.
En donnant une place aux langues africaines dans les bases de données qui alimentent l’intelligence artificielle mondiale, la startup OneNine s’attaque à l’un des angles morts les plus persistants de la révolution numérique. Fondée par l’entrepreneur sénégalais Doudou Ba, l’entreprise développe une infrastructure linguistique destinée à rendre l’IA plus inclusive, plus représentative et plus utile pour des millions d’Africains. Une réponse concrète à un problème mondial encore largement sous-estimé : l’exclusion linguistique dans les technologies de demain.
Portée par l’entrepreneure béninoise Freddy Adjé, SOPAL SARL ambitionne de réduire la dépendance aux importations de profilés en aluminium tout en créant des emplois qualifiés et de nouvelles opportunités pour les artisans. À travers cette unité industrielle en construction sur 12 000 m², c’est une nouvelle vision de la transformation locale qui prend forme au Bénin.
Après quinze années passées au chevet des patients, cette professionnelle de la santé installée au Québec a choisi une autre voie pour prendre soin des gens : leur apprendre à bâtir leur sécurité financière. À travers son académie KIKENMIE et son engagement auprès des entrepreneurs et investisseurs, Laure Épiphanie Ndakgo incarne une nouvelle génération de leaders qui placent l’éducation financière au cœur de l’autonomisation individuelle et collective.
Burkina Faso : à Péni, une usine transforme l’anacarde et la mangue en moteur de développement rural
Longtemps, des milliers de tonnes de noix de cajou et de mangues produites au Burkina Faso ont quitté les zones rurales à l’état brut, privant les producteurs d’une part importante de la richesse générée par leur travail. À Mè, dans la commune de Péni, une nouvelle usine de transformation inaugurée par GEBANA Faso entend changer cette équation. Avec une capacité industrielle importante, des milliers d’emplois attendus et un ancrage territorial assumé, ce projet ambitionne de démontrer qu’une industrialisation rurale inclusive est possible en Afrique de l’Ouest.
Créée par deux jeunes statisticiens sénégalais, Mouhammadou Dia et Abdou Ba, la plateforme Sunu Souba s’impose comme l’une des innovations africaines les plus prometteuses dans le domaine de l’emploi. Récompensée par les Nations unies lors du SMSI 2026, cette solution technologique entend répondre à un défi majeur du continent : connecter efficacement les talents, les recruteurs et les opportunités dans un marché du travail souvent fragmenté et inégalitaire.
À Abidjan, une équipe de cardiologues vient de réaliser la première ablation de fibrillation auriculaire en Afrique subsaharienne. Une avancée majeure qui pourrait transformer la prise en charge de milliers de patients confrontés à cette maladie cardiovasculaire souvent méconnue mais potentiellement grave.
Face à l’impasse vécue par de nombreux jeunes migrants devenus majeurs, une initiative portée par Héléna Nzita Pambou propose de transformer une vulnérabilité sociale en levier de développement économique entre l’Europe et l’Afrique.
Dans un contexte où l’accès aux services administratifs et numériques reste encore contraignant dans de nombreux pays africains, une innovation sénégalaise attire l’attention des acteurs de la transformation digitale. Développée par l’entrepreneur Lamine Cissé, une borne autonome de nouvelle génération permet désormais d’imprimer, transmettre et récupérer des documents sans guichet, sans file d’attente et sans intervention humaine. Une solution qui interroge autant qu’elle inspire : et si la simplicité devenait la véritable révolution technologique ?
Dans une salle comble de Conakry, des étudiants présentent leurs projets avec l’assurance de jeunes dirigeants convaincus que l’avenir peut se construire dès les bancs de l’université. Applications numériques, innovations agricoles, solutions environnementales, projets industriels ou sociaux : derrière chaque initiative se dessine une même ambition, celle de contribuer au développement de la Guinée par l’innovation et l’entrepreneuriat. Avec le Concours Universitaire de l’Entrepreneuriat de Guinée (CUEG), une initiative inédite qui met en compétition les universités du pays à travers leurs meilleurs porteurs de projets, l’entrepreneuriat étudiant quitte les amphithéâtres pour devenir un véritable levier de transformation économique et sociale. Une réponse concrète à l’un des défis majeurs du pays : l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.
Au Togo, la chaîne agroalimentaire reste marquée par une forte informalité, une faible interconnexion entre producteurs et restaurateurs et une digitalisation encore embryonnaire. Face à ces dysfonctionnements structurels, la start-up Ndupé, cofondée en 2024 par Edourda Adadé, propose une approche intégrée de Food Tech qui ambitionne de reconnecter la ferme à la table. Plateforme de mise en relation, outils de gestion pour restaurants, marketplace agricole et formation numérique composent un écosystème pensé pour transformer durablement le secteur alimentaire togolais.
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