Arlette Ngomba Balayi : quand le journalisme de solutions révèle les réponses locales qui transforment la RDC
Heure de publication 19:50 - Temps de lecture : 3 min 02 s
Texte par : Thalf Sall
Longtemps consacré à raconter les crises et les difficultés du quotidien, le regard journalistique d’Arlette Ngomba Balayi a évolué avec la découverte du journalisme de solutions. Lors du webinaire international « Journalisme de solutions : raconter ce qui fonctionne pour inspirer le changement et révéler une autre Afrique », organisé le 15 juillet 2026 dans le cadre de la 4ᵉ édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), la journaliste d’Univers Télévision a présenté son reportage de fin de formation consacré à Nzola, un artisan congolais qui transforme l’aluminium recyclé en marmites. Une enquête qui met en lumière une initiative locale créatrice d’emplois, porteuse d’impact environnemental et social, tout en interrogeant ses limites et ses conditions de passage à l’échelle. À travers ce travail, elle démontre que le rôle du journaliste ne consiste pas seulement à alerter sur les problèmes, mais aussi à documenter avec rigueur les solutions qui émergent sur le terrain.
Webinaire sur le journalisme de solutions
Pitch d’Arlette Ngomba Balayi
Bonsoir à toutes et à tous,
Merci de me donner la parole.
Je suis Arlette Ngomba Balayi, journaliste à Univers Télévision, basée à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Avant cette formation, ma pratique journalistique était principalement orientée vers le constat des problèmes, des crises et des difficultés. La découverte du journalisme de solutions a marqué un véritable tournant dans mon parcours. J’ai été séduite par cette approche exigeante qui ne se contente pas de dénoncer les défis, mais qui s’attache à analyser de manière rigoureuse les réponses concrètes qui leur sont apportées.
La formation dispensée dans le cadre de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) a profondément enrichi ma manière de travailler. Aujourd’hui, lorsque je traite un sujet, je cherche non seulement à comprendre le problème et ses causes, mais aussi à identifier les initiatives qui apportent des résultats, à examiner leur fonctionnement, à mesurer leur impact et à évaluer leurs limites. Cette démarche me permet de produire une information plus utile, plus équilibrée et plus constructive pour les citoyens.
Pour mon reportage de fin de formation, j’ai choisi de m’intéresser à Nzola, un artisan congolais qui fabrique des marmites à partir d’aluminium recyclé. Mon enquête porte sur un double défi : la gestion des déchets urbains et l’accès à des opportunités économiques pour les populations locales.
Le reportage met en lumière une solution concrète qui transforme des déchets en ressources, crée des emplois et génère des revenus. J’y explique la méthodologie mise en œuvre, depuis la collecte de l’aluminium jusqu’à la fabrication des marmites, tout en analysant les résultats observés sur le terrain. Fidèle aux principes du journalisme de solutions, j’ai également examiné les limites de cette initiative, notamment les difficultés de financement, l’absence de normes de production et les conditions nécessaires à sa reproduction à plus grande échelle.
À travers ce travail, publié sur la plateforme Notre Voix, j’ai voulu montrer qu’au-delà des défis, des femmes et des hommes développent chaque jour des réponses innovantes et porteuses d’impact. Le rôle du journalisme de solutions est précisément de documenter ces initiatives avec rigueur, esprit critique et sens de l’intérêt général afin d’éclairer le débat public et d’inspirer l’action.
Je suis fière d’appartenir à la 4ᵉ promotion de journalistes africains formés au journalisme de solutions et je tiens à remercier chaleureusement notre formateur, Léonce Houngbadji, ainsi que toute l’équipe de la SAS et de Notre Voix pour la qualité de cette formation et leur engagement en faveur d’une information qui contribue à transformer positivement nos sociétés.
Je vous remercie de votre attention.
