Fondé en 1985 par le prêtre dominicain Godfrey Nzamujo, un Américain d’origine nigériane, le centre agro-écologique de Songhaï est connu au-delà des frontières africaines. Spécialisé dans la production agricole et animale, la transformation agro-alimentaire et la formation, il s’étend sur 24 hectares. Implanté à Ouando, à Porto-Novo, la capitale du Bénin, il fonctionne en totale autonomie et vise à promouvoir l'entrepreneuriat agricole en Afrique. Objectif : faire face aux problèmes de développement sur le continent.
Société - Page 38
Qu'ils soient banquiers d’affaires, économistes, hommes d’affaires, artistes, photographes, entrepreneurs, acteurs, avocats, consultants, enseignants du supérieur ou encore journalistes, de nombreux Béninois brillent à l'étranger. Certains d’entre eux ont carrément quitté le Bénin pour développer leur carrière à l’international. En France, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, en Côte d’Ivoire, en Belgique, aux Pays-Bas, au Ghana, au Togo, au Nigéria, au Sénégal, au Japon et en Suisse où ils vivent pour la plupart, ils connaissent tous la gloire. Dans ces pays, ils sont adulés, respectés et considérés. Leur point commun ? Des Béninoises et Béninois qui ont réussi à se faire un nom à l’étranger. Qui sont-ils ? Enquête.
Passionné par l’entrepreneuriat social, Yaam d'Assise a dû abandonner le collège, en classe de 3ème, pour se lancer dans la pisciculture intégrée dans son pays, au Burkina Faso. C’est à l’âge de 18 ans qu’il créa sa société, Firme Yaam d'Assise. Elle vend les accessoires et aliments (pour volailles et poissons) et offre des formations dans la pisciculture, l'aviculture et l'agriculture. Et c’est avec la somme de 75000 F ACFA qu’il a démarré ses activités, fruit de ses économies. « Yaam d'Assise a débuté avec l'élevage des volailles. Après quelques cycles de production avec l'aviculture, il a intégré la pisciculture et l'agriculture », confie l’un de ses proches. Aujourd’hui, il a « formé plus de 3000 jeunes en présentiel et 2500 autres en ligne ». Son ambition est de promouvoir la pisciculture, l'aviculture et l'agriculture en Afrique.
Ce samedi 28 mai 2022, deux Ivoiriens ont été distingués à Dubaï, première ville des Émirats arabes unis. Bloggeur et professionnelle des médias, ils ont été respectivement désignés "Meilleur influenceur 2022" et "Meilleure productrice et actrice de séries d’innovation". Et ce, dans le cadre des cérémonies de récompense Africa Dubaï Business Awards.
Dans la capitale tchadienne, des milliers d’enfants livrés à eux-mêmes errent quotidiennement dans les rues, exposés à la violence, à la faim et à l’exclusion. Face à cette urgence sociale silencieuse, une initiative singulière a émergé. Portée par un ancien enfant de la rue devenu chorégraphe professionnel, elle démontre que la culture, lorsqu’elle est pensée comme un levier d’inclusion, peut changer durablement des trajectoires de vie.
"D'une œuvre à l'autre". C’est le titre du nouvel ouvrage de Carmen Toudonou, journaliste à l'Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (ORTB). « C’est un recueil de 22 chroniques littéraires, 4 portraits et 3 interviews d’écrivains », annonce-t-elle. « Les textes portent sur la littérature béninoise », a-t-elle précisé. Edité par Vénus d'Ébène, le livre est vendu au prix de 6000 F CFA. Promotrice de Miss Littéraire, Carmen Toudonou a pour ambition de « former la relève littéraire féminine » dans son pays. Elle a à son actif plusieurs œuvres : Presqu’une vie (2014), Noire Venus (2015), Le vert, le rouge et le noir (2017), Carmen Fifonsi Aboki (CFA), 2018, et BoD (2018).
La deuxième édition du Salon des Produits et Services Inspirés de l’Afrique et l’Outre-mer (PSAO) aura lieu du 1er au 2 juillet 2022, sous le parrainage de Dogad Dogoui, spécialiste de la communication corporate. Elle se déroulera en format présentiel et virtuel. Promouvoir et valoriser les produits et services de l’Afrique et l’Outre-mer. Tel est l’objectif poursuivi par la promotrice de ce grand événement, Armelle Ngougni.
L’Institut de formation à l'Agriculture et au Leadership, Jeufzone, ouvrira ses portes au Togo, en mai prochain. Après la réussite de l’expérience au Sénégal, l’entrepreneur social Thione Niang dépose ses valises à Lomé pour former les jeunes entrepreneurs agricoles et contribuer à l’atteinte des objectifs de développement liés à l’autosuffisance alimentaire en Afrique. Pour gagner ce nouveau pari, Thione Niang s’est associé au footballeur international togolais Sheyi Emmanuel Adebayor. « Je voudrais saluer le leadership de mon frère et ami Emmanuel Adebayor, immense footballeur, avec qui je concrétise ce projet. Ma gratitude au Pnud pour son engagement à nos côtés. Nos sincères remerciements au gouvernement togolais », a-t-il déclaré, à l’issue d’une visite de travail au Togo. A Jeufzone, les étudiants apprennent les bases de l'agriculture, de l'élevage et du leadership pour savoir entreprendre et développer leurs projets.
Madi Kaboré a vécu pendant deux décennies en Espagne. Un jour, un décide de retourner dans son pays d’origine, le Burkina Faso, pour contribuer à son développement humain durable. Les 20 ans passés à l’étranger constituent pour lui, « un échec total ». En 20 ans, il n’avait économisé que 630 euros, 412843,54 F CFA. C’est exactement la somme qu’il avait dans sa poche quand il quittait l’Espagne. Au Burkina Faso, il repart à zéro pour reconstruire sa vie professionnelle et familiale. C’est à Ouagadougou qu’il s’est d’abord installé pour vendre des poulets flambés. Ensuite, il s’est lancé dans l’alimentation générale. Au bout de deux à trois ans, il a créé quatre à cinq points de vente de grillade de poulet. Enfin, il quitte la ville pour le village, de Ouagadougou à Coubri. C’est ici qu’il lance un grand projet d’élevage et de vente de poulets de chair. Le résultat est spectaculaire ! Chaque mois, Madi Kaboré vend plus de 10000 poulets de chair au prix moyen de 2500 F CFA l’unité. Son message aux jeunes Africains est clair : on a pas besoin de braver la mer pour rejoindre l’Europe avant de réussir.
Réaliser un projet à 200.000 F CFA, soit 305, 68 euros, c’est bien possible. C’est avec ce montant que le jeune entrepreneur Ange Emmanuel Octave Kablan s’est engagé dans l’aulacodiculture en 2016, à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire. Il s’agit de l’élevage d'aulacodes domestiques, appelé agouti en Afrique de l'Ouest et hérisson en Afrique centrale. C’est au Bénin qu’il a acheté ses premiers reproducteurs, à 170000 F CFA. Au premier semestre 2021, il a vendu plus de 1500 têtes, à raison de 35.000 F CFA l’unité de reproducteur, soit un chiffre d’affaires de 52.500.000 de F CFA. Un business très rentable pour ce titulaire de Master en télédétection. Ange Emmanuel Octave Kablan ne produit pas seulement les aulacodes. C’est aussi un militant pour la défense et la protection de l’environnement. Il va plus loin en s’assurant que les choix qu’il fait dans le cadre de ses activités d’aulacodiculture ne contribuent pas à la régression durable des surfaces couvertes de forêts, qu'il soit d'origine anthropique ou naturelle. Finançant son entreprise sur fonds propres, il ambitionne de renforcer sa productivité pour atteindre 2000 à 10000 têtes et s’investir dans la transformation de la viande d’agouti.
En Côte d’Ivoire, un numéro vert et une plateforme informatique sont désormais mis à la disposition des citoyens pour dénoncer les actes de corruption et infractions assimilées. Il s’agit de la SPACIA (spacia.gouv.ci). L’annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 13 avril dernier. La mission assignée à la SPACIA est de recueillir les dénonciations, les signalements ou alertes des cas de corruption et infractions assimilées, et de procéder à leur traitement. A en croire le gouvernement, cette décision a pour but de renforcer et d’améliorer le dispositif de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions connexes afin d’insuffler la transparence dans la gestion des affaires publiques.
Ce 17 avril 2025, les terroristes ont encore frappé le Bénin, précisément dans le nord du pays. 54 militaires ont été tués, selon le bilan officiel. Au Mali, au Niger, au Togo, au Burkina Faso, en Somalie, au Nigéria, en Côte d’Ivoire, en Lybie et au Bénin, le terrorisme se répand à une vitesse folle. Pratiquement impuissants, les Etats jouent les prolongations, espérant un jour venir à bout de cette hydre qui endeuille de nombreuses familles. Quelles solutions concrètes pour ramener la paix, la stabilité et la sécurité sur le continent?
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