Chaque jour, des tonnes de déchets plastiques s’accumulent dans les villes africaines, polluant les espaces publics, fragilisant les écosystèmes et révélant les limites des systèmes traditionnels de collecte et de valorisation. Face à cette urgence environnementale et sociale, Nadine Couao Zotti a choisi d’agir autrement : utiliser le numérique pour connecter les acteurs de la filière, structurer le recyclage et donner une nouvelle valeur aux déchets. Avec Dua Neko, une plateforme numérique dédiée à la gestion intelligente des déchets plastiques, elle propose un modèle qui combine innovation technologique, économie circulaire et inclusion économique.
Depuis plus de vingt-cinq ans, Kerline Joseph construit des passerelles entre le droit, les sciences sociales, l’éducation et le développement humain. Originaire d’Haïti et installée au Canada, cette criminologue et docteure en droit s’est imposée comme une figure du leadership engagé, convaincue que les connaissances n’ont de valeur que lorsqu’elles améliorent concrètement la vie des personnes. Son parcours, marqué par des responsabilités internationales, des initiatives novatrices et une action constante en faveur de l’égalité, illustre une ambition claire : bâtir des sociétés plus justes, plus inclusives et plus humaines.
Du 18 au 28 février 2027, le Bénin accueillera une retraite immersive d’un genre particulier. Baptisée Se réconcilier dans le berceau de l’humanité, cette initiative citoyenne réunira des Afrodescendants, des Africains et des alliés autour d’un même objectif : transformer la mémoire en levier de reconnexion, de transmission et d’engagement. Plus qu’un voyage, cette expérience se veut un espace de dialogue entre les héritages du passé et les aspirations du présent, dans un pays devenu l’un des principaux carrefours du tourisme mémoriel sur le continent africain.
Dans un contexte marqué par une surreprésentation des récits de crise concernant l’Afrique, la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) organise un webinaire international stratégique réunissant journalistes, innovateurs, entrepreneurs, responsables associatifs, chercheurs, universitaires, scientifiques, auteurs, décideurs, investisseurs, solutionneurs, communicants, créateurs de contenu et acteurs du changement. L’objectif est de promouvoir le journalisme de solutions et de valoriser les initiatives africaines à fort impact, à l’approche de la 4ᵉ édition de la SAS, prévue à Paris en octobre 2026. Prévu le 15 juillet 2026, de 18h00 à 19h30 (heure de Paris), ce webinaire se tiendra en ligne via Google Meet. Inscrivez-vous dès maintenant – places limitées : lien dans l’article.
Comment transformer les immenses richesses minérales de l’Afrique en prospérité durable ? Comment rendre les batteries plus performantes, accélérer la transition énergétique et renforcer l’accès à l’électricité sur le continent ? À ces questions stratégiques, la scientifique congolaise Sandrine Ngalula Mubenga apporte depuis plus de vingt ans des réponses concrètes. Ingénieure, inventrice, professeure d’université et dirigeante du secteur énergétique, elle développe des solutions qui relient recherche, industrie et développement. Son récent brevet américain dans le domaine des batteries lithium-ion marque une nouvelle étape dans un parcours déjà riche en innovations et en impact.
Journaliste, universitaire, défenseure des droits humains et dirigeante d’entreprise publique, Sylvie Elenge Nyembo s’est imposée comme l’une des figures féminines les plus influentes du paysage médiatique congolais. À la tête de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), elle porte une ambitieuse dynamique de modernisation et de transformation du service public audiovisuel. Son parcours, marqué par l’engagement, le leadership et la quête d’impact, lui vaut d’être désignée Femme du Mois par le média Notre Voix, une rubrique éditoriale qui met en lumière chaque mois une femme d’exception dont l’action contribue positivement à la société.
Et si l’égalité devenait l’affaire de toutes et tous ? Face à la persistance des discriminations, des inégalités de genre et des fractures sociales, une initiative portée depuis Strasbourg ambitionne de créer des passerelles entre les institutions, les entreprises, les associations, les universités, les médias, le monde culturel et sportif. À l’initiative de Marie-No Gandzion, adjointe à la maire de Strasbourg chargée de l’Égalité, de la lutte contre les discriminations et des droits des femmes, le Réseau des Ambassadeur·ices de l’Égalité entend fédérer les énergies autour d’une conviction forte : les progrès durables naissent de la coopération et de l’action collective.
Et si les solutions aux défis africains ne venaient pas d’ailleurs, mais déjà de ceux qui, sur le continent et dans sa diaspora, conçoivent des outils concrets pour transformer l’éducation, le financement des entreprises et l’épanouissement de la jeunesse ? Du numérique à la culture en passant par le sport et l’intelligence artificielle, quatre initiatives portées par Johanne Bruffaerts, Harold Zimé, Ahmed Taofik et Pierrick Chabi illustrent une nouvelle dynamique : celle d’une Afrique qui construit ses propres réponses.
Chaque année, des tonnes de déchets agricoles et d’élevage sont abandonnées, brûlées ou enfouies, générant des pertes économiques et des impacts environnementaux considérables. Pourtant, ces résidus organiques représentent une ressource précieuse. En Tunisie, la startup MEPS (Methane Energy Production Solutions) se donne pour mission de transformer ce gisement sous-exploité en énergie renouvelable, en fertilisants naturels et en nouvelles sources de revenus pour les agriculteurs et les éleveurs. Une approche fondée sur l’économie circulaire qui apporte des réponses concrètes à plusieurs défis à la fois : énergie, agriculture, climat et développement rural.
Avec la publication de sa 300ᵉ œuvre, Le Cercle Sans Pi, le chercheur et auteur béninois Dodji Mahouignito Djehouty Olou franchit un seuil rarement atteint dans l’histoire contemporaine de la production intellectuelle individuelle. Mathématiques, astronomie, philosophie, biologie, spiritualité, histoire des sciences ou encore langues africaines : son œuvre monumentale, répartie en plus de treize grands domaines, dessine une architecture du savoir où la connaissance se veut vivante, expérimentale et profondément enracinée dans les civilisations africaines et la pensée universelle.
Longtemps absentes des grandes bases de données génétiques mondiales, les populations africaines ont été les oubliées de nombreuses avancées en médecine de précision. Cette sous-représentation limite la compréhension de certaines maladies, retarde les diagnostics et réduit l’efficacité de traitements conçus à partir de données génétiques majoritairement non africaines. En Côte d’Ivoire, le professeur David Téa Okou s’attaque à ce défi à travers une démarche scientifique ambitieuse : développer une génomique africaine capable de répondre aux besoins de santé des populations du continent. Son travail illustre comment la recherche peut devenir une solution concrète au service des patients.
Alors que l’intelligence artificielle redessine les équilibres économiques mondiaux, un paradoxe persiste : l’Afrique représente 19 % de la population mondiale mais moins de 1 % de la capacité de calcul global. C’est dans cet écart structurel que s’inscrit le combat de Kate Kallot. Ancienne dirigeante chez NVIDIA, Arm et Intel, la fondatrice d’Amini construit aujourd’hui une infrastructure souveraine de données et de calcul pour l’Afrique et le Sud global. Son ambition : permettre au continent de ne plus seulement consommer l’IA, mais de la produire, l’entraîner et la gouverner.
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