Raconter l’Afrique autrement aux jeunes : le plaidoyer fort de Léonce Houngbadji sur France 24

Heure de publication 22:45 - Temps de lecture : 3 min 54 s

Sur le plateau de France 24, Léonce Houngbadji et Anna Gomis, deux voix engagées pour raconter l’Afrique autrement et inspirer une nouvelle génération. – © Capture d'écran France24.

Texte par : Thalf Sall

Invité du journal de 21h45 à l’occasion de la 5ᵉ édition du Salon du livre africain de Paris, Léonce Houngbadji a livré une vision forte et engagée : réinventer la manière dont l’Afrique est racontée aux jeunes, sur le continent comme dans la diaspora. Un plaidoyer structuré, inspirant et résolument tourné vers l’action.

C’est dans le cadre d’un rendez-vous devenu incontournable que Léonce Houngbadji est intervenu sur France 24 ce 20 mars 2026. La 5ᵉ édition du Salon du livre africain de Paris rassemble cette année plus de 400 auteurs et 150 éditeurs venus d’Afrique, d’Europe et des Amériques, confirmant son rôle de plateforme internationale dédiée aux lettres africaines.

Avec l’Angola comme pays invité d’honneur, l’événement propose une programmation dense mêlant débats, rencontres, ateliers, tables rondes, séances de dédicace et lectures. Mais au-delà de la célébration littéraire, ce salon s’impose comme un espace stratégique où se redéfinit le récit africain contemporain.

Aux côtés de figures montantes comme Anna Gomis, co-auteure de Lilani 2, La voix de la mangrove, présentée en avant-première, cette édition témoigne d’un renouvellement des formats et des voix qui racontent l’Afrique.

Au cœur de son intervention, Léonce Houngbadji a posé un constat sans détour : une grande partie de la jeunesse, en Afrique comme dans la diaspora, reste exposée à une vision réductrice du continent, souvent centrée sur les crises, les défis et les fragilités.

Face à cela, il appelle à un changement de paradigme. Pour lui, il est urgent de faire émerger un récit équilibré, capable de refléter la richesse des dynamiques africaines. « Raconter l’Afrique autrement, c’est mettre en lumière ses solutions, ses talents et ses réussites inspirantes », a-t-il affirmé.

Ce repositionnement narratif ne relève pas d’un simple exercice de communication. Il s’agit d’un levier stratégique pour renforcer la confiance des jeunes générations, nourrir leur imaginaire et stimuler leur engagement.

 

La littérature comme outil de transformation

 

Premier pilier évoqué : la littérature. Léonce Houngbadji insiste sur la nécessité d’écrire autrement, avec une intention claire : révéler, valoriser, connecter et inspirer.

Il plaide pour des œuvres qui dépassent la simple dénonciation des réalités difficiles pour proposer des perspectives, des modèles et des solutions. Des récits capables de donner envie d’agir et de montrer aux jeunes qu’ils peuvent eux-mêmes être des acteurs du changement.

Dans cette dynamique, les initiatives éditoriales portées dans le cadre de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) s’inscrivent pleinement dans cette logique, avec des ouvrages axés sur les solutions et l’impact positif – à l’image de Lilani 2, La voix de la mangrove de Anna Gomis, qui illustre avec force et créativité de nouveaux récits inspirants.

 

Le journalisme de solutions comme nouvelle boussole

 

Deuxième levier structurant : le journalisme de solutions. À contre-courant des approches classiques, Léonce Houngbadji défend un journalisme qui ne se limite pas à exposer les problèmes, mais qui met en avant les réponses concrètes qui émergent sur le terrain.

L’objectif est clair : montrer ce qui fonctionne, expliquer comment cela fonctionne, et favoriser la reproduction de ces modèles à plus grande échelle.

Dans cette optique, il souligne l’importance de la formation, notamment à travers des programmes dédiés à une nouvelle génération de journalistes africains capables de produire des contenus constructifs, utiles et inspirants.

Au-delà de la littérature et des médias, Léonce Houngbadji appelle à une transformation globale des imaginaires. Il s’agit de faire émerger de nouveaux récits, ancrés dans les réalités contemporaines du continent, mais porteurs d’espoir et d’ambition.

Mettre en avant des projets innovants, valoriser des réussites locales, révéler des talents émergents : autant d’actions qui contribuent à redéfinir la perception de l’Afrique comme un espace de créativité, de résilience et d’opportunités.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de rééquilibrer les narratifs dominants et de redonner aux Africains le pouvoir de raconter leur propre histoire.

 

Un récit qui inspire et transforme

 

En conclusion de son intervention sur France 24, Léonce Houngbadji a rappelé que raconter l’Afrique autrement n’est pas une option, mais une nécessité. C’est un acte de responsabilité envers les jeunes générations, mais aussi un levier puissant pour transformer les perceptions, stimuler l’engagement et encourager l’action.

À travers une approche combinant littérature, journalisme et innovation, il esquisse les contours d’un récit africain renouvelé : un récit qui ne nie pas les défis, mais qui met en lumière les solutions, valorise les talents et ouvre des perspectives. Un récit, surtout, qui donne envie d’y croire – et d’y contribuer.

Léonce Houngbadji est journaliste et directeur de publication du média Notre Voix. Auteur d’une quinzaine d’ouvrages, il est également communicant stratégique et fondateur de LH Partners, une agence multidisciplinaire intervenant dans l’édition, la communication, la publicité, la formation, l’information et l’événementiel. En tant que fondateur et président de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), il promeut un journalisme de solutions pour raconter l’Afrique autrement et amplifier les initiatives innovantes qui transforment positivement le continent et inspirent le monde.


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