Jeunesse africaine et leadership : un débat majeur au Salon du Livre Africain de Paris
Heure de publication 10:55 - Temps de lecture : 3 min 18 s
Le 21 mars 2026 à l’Hôtel de l’Industrie, une table ronde réunira plusieurs voix engagées pour réfléchir aux défis et aux opportunités de la jeunesse africaine. – © Salon du Livre Africain de Paris.
Texte par : Thalf Sall
À l’occasion de la 5ᵉ édition du Salon du Livre Africain de Paris, une table ronde intitulée « Quel avenir pour la Jeunesse africaine ? » réunira le samedi 21 mars 2026 à l’Hôtel de l’Industrie plusieurs acteurs engagés dans les domaines du journalisme, de l’éducation, de la société civile et du leadership économique. Dans un contexte où plus de 60 % de la population africaine a moins de 25 ans, cette rencontre entend ouvrir un débat essentiel : comment transformer ce potentiel démographique en moteur durable de développement ?
L’Afrique est aujourd’hui le continent le plus jeune du monde. Cette réalité démographique constitue à la fois une opportunité historique et un défi majeur pour les sociétés africaines. La question n’est plus seulement celle de la croissance de la population, mais celle des conditions permettant à cette jeunesse de devenir un véritable levier de transformation économique, sociale et culturelle.
C’est précisément l’objectif de la table ronde organisée dans le cadre de la 5è édition du Salon du Livre Africain de Paris, un rendez-vous majeur de la pensée et de la création africaine qui réunira cette année 150 éditeurs et 400 auteurs venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, avec l’Angola comme pays invité d’honneur.
À travers le thème « Quel avenir pour la Jeunesse africaine ? », les intervenants exploreront les défis structurels auxquels les jeunes Africains sont confrontés : accès à l’éducation, insertion professionnelle, participation citoyenne, innovation, mais aussi rôle de la diaspora dans la construction de nouvelles dynamiques.
Des intervenants engagés dans la réflexion et l’action
Pour nourrir cette réflexion collective, plusieurs personnalités aux parcours complémentaires ont été invitées à partager leur analyse et leur expérience.
Le journaliste et essayiste Jean-Célestin Edjangué, spécialiste reconnu des problématiques liées à la jeunesse africaine, apportera son regard critique sur les politiques publiques et les dynamiques sociales qui façonnent l’avenir des jeunes générations.
À ses côtés, Léonce Houngbadji, journaliste, directeur de publication du média Notre Voix, auteur, communicant et fondateur de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) et de l’agence LH Partners, partagera sa vision d’une Afrique qui valorise ses talents et ses initiatives à travers le prisme du journalisme de solutions. Pour lui, « la jeunesse africaine ne manque ni d’idées ni d’énergie ; elle manque surtout de visibilité et d’écosystèmes capables d’accompagner ses projets ».
La dimension économique et stratégique sera abordée par Kadia Moisson Sylla, directrice Afrique du cabinet international Grant Alexander et cofondatrice du Club des Diasporas Africaines de France & Amis de l’Afrique. Son intervention devrait notamment mettre en lumière le rôle de la diaspora dans la circulation des compétences, des investissements et des opportunités professionnelles.
Éducation, engagement citoyen et leadership
La question de l’éducation et de la formation sera au cœur des échanges, avec la participation de Marcellin Kouakou Konan, auteur et directeur des Établissements Henri Poincaré à Bouaké, en Côte d’Ivoire. Son expérience dans le domaine éducatif permettra d’aborder les défis de la transmission des savoirs et de l’adaptation des systèmes éducatifs aux réalités du XXIᵉ siècle.
La dimension associative et citoyenne sera quant à elle portée par Marie-Louise Outohouri, présidente d’organisations engagées pour l’avenir de la jeunesse ivoirienne. Elle évoquera l’importance de l’engagement local, de l’action communautaire et du leadership féminin dans l’accompagnement des jeunes.
En réunissant journalistes, éducateurs, responsables associatifs et experts économiques, cette table ronde ambitionne de proposer une approche globale de la question de la jeunesse africaine.
Un débat pour imaginer l’Afrique de demain
Au-delà des constats, la rencontre vise surtout à faire émerger des pistes concrètes : renforcer les systèmes éducatifs, encourager l’entrepreneuriat des jeunes, favoriser l’innovation technologique, développer les partenariats entre l’Afrique et sa diaspora, ou encore promouvoir une meilleure représentation des jeunes dans les espaces de décision.
Dans un monde marqué par des transformations rapides – révolution numérique, transition écologique, recomposition géopolitique – la jeunesse africaine apparaît comme l’une des forces les plus prometteuses du XXIᵉ siècle.
La table ronde du 21 mars 2026, organisée à Paris (4 place Saint-Germain-des-Prés, à cinq minutes à pied du salon, de 12h à 13h), se veut un véritable espace de dialogue et d’inspiration, où se croisent idées, expériences et visions afin d’esquisser les contours d’un avenir plus inclusif pour la jeunesse africaine.
Car au fond, l’avenir de l’Afrique dépend largement de sa capacité à faire confiance à sa jeunesse, à l’écouter et à lui donner les moyens d’agir.
