À Paris, les 23 et 24 octobre 2026, la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) a mis en lumière EDUKIA, une plateforme éducative conçue pour aider les étudiants à mieux préparer leurs examens, accéder aux opportunités et construire leur avenir professionnel. Présentée par Abdoulaye Ba, cette initiative illustre une conviction : le numérique prend tout son sens lorsqu’il répond à des difficultés concrètes et donne aux jeunes les moyens d’agir.
#jeunesseafricaine
Paris, mairie du 16ᵉ arrondissement. Au fil des rencontres de la 4ᵉ édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), Charlotte Saké présente FLO, une application mobile qui associe intelligence artificielle et accompagnement humain. Avec 2IP COACHING, elle défend une ambition : rapprocher le coaching des jeunes et des femmes leaders, pour les aider à clarifier leurs objectifs, développer leurs compétences et transformer leurs aspirations en actions.
À 26 ans, Mvuh Abdoul Hazim conjugue sciences animales, analyse de données et entrepreneuriat culturel. Avec HD Formulation, un programme informatique destiné à aider les éleveurs à composer des aliments adaptés à leurs animaux, il illustre le potentiel des compétences scientifiques africaines lorsqu’elles répondent à des besoins concrets du terrain.
À Paris, la 7ᵉ édition du Salon Afrique Unie (S.A.U.) a officiellement pris son élan. Réunis le 25 septembre à La Maison de l’Afrique, journalistes, partenaires et acteurs de la diaspora ont découvert les contours d’un rendez-vous qui quittera cette fois l’Europe pour s’installer au cœur du continent. Les 15 et 16 octobre 2026, Dakar accueillera deux journées consacrées à une question devenue centrale : comment mieux relier éducation, formation, compétences et emploi pour donner à la jeunesse africaine des perspectives concrètes ?
À Port Harcourt, trois jeunes inventeurs ont choisi de répondre à la déforestation non par un énième constat, mais par une technologie conçue pour fonctionner là où les outils classiques de surveillance atteignent leurs limites. Avec Reforest AI, Lesley John Jumbo, Bright Sunday et Blessed Pepple développent des dispositifs solaires capables d’identifier les sons associés à l’abattage des arbres et d’alerter les personnes chargées de protéger les forêts. Leur parcours, de l’hackathon à la reconnaissance internationale, illustre le potentiel de solutions africaines pensées à partir des contraintes du terrain. Mais leur technologie doit encore franchir une étape décisive : démontrer son efficacité en conditions réelles et à grande échelle.
Du Bénin à la France, le parcours de Maurice Koutchika raconte moins une réussite individuelle qu’une conception de l’excellence comme responsabilité. Formé à l’École normale supérieure de Porto-Novo, diplômé de l’Université de Tours grâce à la Bourse d’excellence Eiffel, puis engagé dans la communication publique et scientifique en France, il a progressivement transformé son expérience internationale en outil d’accompagnement. Avec LeBoursier, devenu une association loi 1901, il s’emploie à rendre les bourses d’excellence plus accessibles aux étudiants, en particulier à ceux qui disposent de peu de réseaux ou d’informations sur les possibilités offertes à l’international.
Les 15 et 16 octobre 2026, le Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Rose de Dakar accueillera la 7ᵉ édition du Salon Afrique Unie (SAU). Pour la première fois organisé au Sénégal, ce rendez-vous panafricain réunira entreprises, institutions, établissements de formation, entrepreneurs, recruteurs et représentants des diasporas autour d’une question devenue centrale pour le continent : comment mieux préparer les jeunes aux mutations de l’économie et faciliter leur accès à l’emploi ?
À 17 ans, Sephora Maganga Nziengui s’apprête à porter les couleurs du Gabon dans une aventure scientifique internationale consacrée aux sciences spatiales. Élève au Lycée d’Excellence d’Essassa, la jeune Gabonaise a été sélectionnée dans le cadre de Mission ShakthiSAT, initiative portée par Space Kidz India qui ambitionne de réunir 12 000 jeunes filles de 108 pays autour des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et de l’exploration spatiale. Au-delà d’un parcours individuel, sa sélection pose une question stratégique pour le Gabon et, plus largement, pour l’Afrique : comment transformer l’émergence de jeunes talents féminins en véritable capacité scientifique et technologique ?
Sur un continent où l’accès aux compétences technologiques reste l’un des grands défis du développement, Mohamed Salifou a choisi de ne pas attendre que les solutions viennent d’ailleurs. Depuis le Bénin, cet ingénieur, entrepreneur et expert en fabrication numérique construit un écosystème où la robotique devient un outil d’apprentissage, d’inclusion et de transformation. Avec TEKBOT Robotics, le Tekbot Robotics Challenge et ses programmes de formation, il accompagne une nouvelle génération de jeunes Africains capables d’imaginer, concevoir et fabriquer les technologies dont leurs sociétés ont besoin.
De l’orientation scolaire à l’insertion professionnelle, une jeune entreprise africaine déploie une plateforme numérique pensée pour répondre aux défis éducatifs du continent. Après le Bénin, EDUKIA accélère son implantation au Sénégal et consolide sa communauté d’ambassadeurs en République du Congo. Son ambition : construire un écosystème panafricain où chaque étudiant peut accéder aux bonnes informations, aux bonnes opportunités et aux outils nécessaires pour réussir.
À Cotonou, une nouvelle génération de talents numériques choisit de créer plutôt que de subir. Parmi eux, Mohamed Salifou s’impose progressivement comme l’un de ces développeurs capables de transformer des lignes de code en solutions concrètes. Entre apprentissage continu, expériences professionnelles et goût du travail collaboratif, son parcours illustre l’émergence d’une jeunesse africaine qui entend participer pleinement à l’économie numérique mondiale.
Face au chômage des diplômés et au décalage persistant entre formation universitaire et besoins du marché, une réforme expérimentée en Chine ouvre une piste de réflexion pour l’Afrique : et si l’obtention de certains diplômes universitaires était conditionnée à la réalisation d’un prototype, d’un logiciel, d’un brevet, d’une entreprise ou d’une innovation à impact plutôt qu’à la seule rédaction d’une longue thèse académique ? Une approche qui pourrait transformer l’université africaine en véritable moteur d’innovation, d’emploi et de développement.
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