Derrière les infrastructures visibles du numérique se cache un levier stratégique encore largement sous-exploité en Afrique : les numéros fixes virtuels. Pour l’ingénieur et entrepreneur camerounais Pierre-François Kamanou, ces identifiants numériques pourraient devenir un outil majeur de modernisation des économies africaines, de sécurisation des services numériques et d’inclusion financière. À travers une série de propositions concrètes, fondées sur plusieurs décennies d’expérience dans les télécommunications, il invite les décideurs publics à repenser la régulation du secteur pour faire émerger un écosystème numérique plus souverain, plus compétitif et plus inclusif.
#fintech
Pour des milliers de petites et moyennes entreprises africaines, importer des marchandises ou payer un fournisseur à l’étranger relève encore du parcours du combattant. Délais bancaires interminables, coûts élevés, contraintes réglementaires, manque de transparence et risques opérationnels freinent leur développement. Face à ces obstacles, la fintech REasy, cofondée par l’entrepreneur camerounais Brice Mba et ses associés, développe une solution intégrée qui simplifie les paiements transfrontaliers et facilite le commerce international. Plus qu’une plateforme financière, l’entreprise ambitionne de construire une infrastructure capable de rendre les échanges internationaux plus rapides, plus sûrs et plus accessibles aux PME africaines.
Alors que le commerce électronique, les services numériques et le mobile money connaissent une croissance spectaculaire en Afrique francophone, un obstacle majeur a longtemps freiné les entrepreneurs : la fragmentation des moyens de paiement. Entre banques, opérateurs télécoms, cartes bancaires et solutions locales incompatibles entre elles, recevoir ou envoyer de l’argent en ligne relevait souvent du parcours du combattant. Fondée à Dakar en 2015 par Aziz Yérima, Youma Fall, Christian Palouki et Honoré Hounwanou, PayDunya a décidé de s’attaquer à ce problème structurel. 11 ans plus tard, la fintech est devenue l’une des infrastructures de paiement les plus importantes d’Afrique francophone, avant d’être rachetée en 2025 par le groupe sud-africain Peach Payments. Retour sur une initiative qui illustre parfaitement la puissance du journalisme de solutions : comprendre un problème systémique, documenter une réponse concrète et mesurer son impact réel.
Dans un contexte où l’accès aux services administratifs et numériques reste encore contraignant dans de nombreux pays africains, une innovation sénégalaise attire l’attention des acteurs de la transformation digitale. Développée par l’entrepreneur Lamine Cissé, une borne autonome de nouvelle génération permet désormais d’imprimer, transmettre et récupérer des documents sans guichet, sans file d’attente et sans intervention humaine. Une solution qui interroge autant qu’elle inspire : et si la simplicité devenait la véritable révolution technologique ?
Dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, des millions de personnes disposent d’un téléphone portable, utilisent quotidiennement le Mobile Money et participent à l’économie locale, mais restent exclues des paiements numériques internationaux. Sans carte Visa ou Mastercard, impossible de payer une formation en ligne, un abonnement Internet, un logiciel professionnel ou un service numérique mondial. Au Niger, la fintech SAMPAY Africa a choisi de partir de cette réalité pour construire une solution simple, accessible et adaptée au terrain. En connectant les portefeuilles Mobile Money aux réseaux de paiement internationaux, elle permet aujourd’hui à des milliers d’utilisateurs de « payer local pour vivre global ». Une initiative qui illustre comment l’innovation africaine peut répondre à des défis structurels tout en ouvrant de nouvelles perspectives économiques.
Au Sénégal, la fracture numérique ne tient pas seulement à l’accès, mais à l’usage. Les interfaces écrites en français excluent encore une partie importante de la population. Une solution basée sur la voix pourrait changer la donne.
Face aux obstacles numériques et financiers qui limitent l’accès aux services technologiques en Afrique, Axa Zara, imaginée et développée par l’entrepreneur béninois Elias Missihoun, ouvre de nouvelles perspectives. En alliant innovation, inclusion et efficacité, cette plateforme crée des outils pratiques pour le quotidien des particuliers et des entreprises, tout en ayant une portée internationale.
Avec plus de quinze ans d’expérience dans la finance de marché, une expertise reconnue en technologies financières et un engagement constant pour l’émergence de l’Afrique, Cédric Yamdjeu incarne la nouvelle génération de leaders globaux : ancrés dans l’excellence académique, ouverts sur le monde, mais profondément attachés au développement du continent africain. Un leader panafricain qui conjugue excellence académique, innovation technologique et engagement sociétal.
Dans un monde en pleine mutation, où la technologie redéfinit chaque jour les contours de l’économie, Achille Agbé s’impose comme l’un des penseurs et bâtisseurs les plus influents de sa génération. Entrepreneur, académicien et acteur institutionnel, il incarne un leadership éclairé qui allie rigueur stratégique, innovation technologique et engagement pour une finance plus inclusive au service de l’Afrique et du monde.
Dans un continent où des millions de commerçants et de PME restent exclus des solutions de paiement modernes, FeexPay développe des outils simples, interopérables et adaptés aux réalités africaines. Fondée par l’entrepreneur béninois Jean-Hugues Houinsou, la fintech connaît une croissance rapide grâce à une approche locale de l’innovation financière. Amplifiée lors de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) 2024 à Paris, cette initiative illustre le potentiel des solutions africaines face aux défis de l’inclusion financière.
Au Bénin, les jeunes profitent des nouvelles technologies numériques pour créer des solutions innovantes et dynamiques contre des problèmes sociaux, économiques, environnementaux, éducatifs, culturels, sanitaires, etc. L’entrepreneur Amos A. Avocè fait partie de ces Béninois qui bâtissent l’avenir. Dynamique, créatif et visionnaire, il s’est spécialisé dans la Fintech et l’Agritech. Avec sa startup studio 229Founders, la toute première dans le pays, il aide les jeunes entrepreneurs numériques à trouver des financements pour réaliser leurs projets.
Exploitant le plus grand centre de paiements numériques en Afrique, la société de Dare Okoudjou, MFS Africa, est aujourd’hui connectée à 320 millions de portefeuilles mobiles, créant ainsi le plus grand réseau d’argent mobile dédié du continent, offrant une portée inégalée aux fournisseurs de services financiers. Ancien haut cadre du Groupe MTN, Dare Okoudjou est dans le top 100 des leaders de la haute technologie dans le monde, selon un classement de l’organisation internationale de journalisme à but non lucratif spécialisée dans les nouvelles technologies (Rest of World).
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