Pour une entreprise africaine, vendre ne suffit pas encore : il faut pouvoir encaisser, rapprocher les transactions, payer ses partenaires et, de plus en plus, recevoir des clients situés au-delà de ses frontières. C’est précisément sur cette friction que s’est construite Paystack. Née à Lagos en 2015, la fintech transforme le paiement en infrastructure accessible aux startups, PME et grandes entreprises. Avec plus de 200 000 entreprises utilisatrices revendiquées par la plateforme et une présence opérationnelle qui s’étend désormais à cinq marchés africains, son ambition dépasse le simple traitement des cartes : construire une couche de paiement capable d’accompagner la croissance des entreprises africaines.
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Heure de publication 13:20 - Temps de lecture : 3 min 57 s
Guiako Obin, directeur général d’Akuunda Pay, expert en paiements transfrontaliers, blockchain e...
Parvenir à ouvrir un compte bancaire en quelques minutes, recevoir son salaire, épargner, payer ses factures ou gérer son entreprise depuis un téléphone portable : ce qui semblait encore inaccessible à des millions d'Africains devient progressivement une réalité. En Côte d’Ivoire et au Sénégal, Djamo s’impose comme l’un des symboles de cette transformation. Plus qu’une application financière, la jeune entreprise ambitionne de réduire l’exclusion bancaire en construisant des services adaptés aux réalités locales. Son parcours illustre comment une innovation pensée à partir des besoins du terrain peut contribuer à rendre la finance plus inclusive, tout en révélant les défis qui restent à relever.
Alors que les investisseurs mondiaux se montrent plus prudents face aux incertitudes économiques, l'Afrique technologique continue de capter l'attention. Au cours des six premiers mois de 2026, les jeunes entreprises innovantes du continent ont attiré plus de 1,44 milliard de dollars. Derrière cette performance se dessine une mutation profonde : les capitaux se concentrent désormais sur des acteurs capables de démontrer leur solidité, leur impact et leur potentiel de croissance à long terme.
Derrière les infrastructures visibles du numérique se cache un levier stratégique encore largement sous-exploité en Afrique : les numéros fixes virtuels. Pour l’ingénieur et entrepreneur camerounais Pierre-François Kamanou, ces identifiants numériques pourraient devenir un outil majeur de modernisation des économies africaines, de sécurisation des services numériques et d’inclusion financière. À travers une série de propositions concrètes, fondées sur plusieurs décennies d’expérience dans les télécommunications, il invite les décideurs publics à repenser la régulation du secteur pour faire émerger un écosystème numérique plus souverain, plus compétitif et plus inclusif.
Pour des milliers de petites et moyennes entreprises africaines, importer des marchandises ou payer un fournisseur à l’étranger relève encore du parcours du combattant. Délais bancaires interminables, coûts élevés, contraintes réglementaires, manque de transparence et risques opérationnels freinent leur développement. Face à ces obstacles, la fintech REasy, cofondée par l’entrepreneur camerounais Brice Mba et ses associés, développe une solution intégrée qui simplifie les paiements transfrontaliers et facilite le commerce international. Plus qu’une plateforme financière, l’entreprise ambitionne de construire une infrastructure capable de rendre les échanges internationaux plus rapides, plus sûrs et plus accessibles aux PME africaines.
Alors que le commerce électronique, les services numériques et le mobile money connaissent une croissance spectaculaire en Afrique francophone, un obstacle majeur a longtemps freiné les entrepreneurs : la fragmentation des moyens de paiement. Entre banques, opérateurs télécoms, cartes bancaires et solutions locales incompatibles entre elles, recevoir ou envoyer de l’argent en ligne relevait souvent du parcours du combattant. Fondée à Dakar en 2015 par Aziz Yérima, Youma Fall, Christian Palouki et Honoré Hounwanou, PayDunya a décidé de s’attaquer à ce problème structurel. 11 ans plus tard, la fintech est devenue l’une des infrastructures de paiement les plus importantes d’Afrique francophone, avant d’être rachetée en 2025 par le groupe sud-africain Peach Payments. Retour sur une initiative qui illustre parfaitement la puissance du journalisme de solutions : comprendre un problème systémique, documenter une réponse concrète et mesurer son impact réel.
Dans un contexte où l’accès aux services administratifs et numériques reste encore contraignant dans de nombreux pays africains, une innovation sénégalaise attire l’attention des acteurs de la transformation digitale. Développée par l’entrepreneur Lamine Cissé, une borne autonome de nouvelle génération permet désormais d’imprimer, transmettre et récupérer des documents sans guichet, sans file d’attente et sans intervention humaine. Une solution qui interroge autant qu’elle inspire : et si la simplicité devenait la véritable révolution technologique ?
Dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, des millions de personnes disposent d’un téléphone portable, utilisent quotidiennement le Mobile Money et participent à l’économie locale, mais restent exclues des paiements numériques internationaux. Sans carte Visa ou Mastercard, impossible de payer une formation en ligne, un abonnement Internet, un logiciel professionnel ou un service numérique mondial. Au Niger, la fintech SAMPAY Africa a choisi de partir de cette réalité pour construire une solution simple, accessible et adaptée au terrain. En connectant les portefeuilles Mobile Money aux réseaux de paiement internationaux, elle permet aujourd’hui à des milliers d’utilisateurs de « payer local pour vivre global ». Une initiative qui illustre comment l’innovation africaine peut répondre à des défis structurels tout en ouvrant de nouvelles perspectives économiques.
Au Sénégal, la fracture numérique ne tient pas seulement à l’accès, mais à l’usage. Les interfaces écrites en français excluent encore une partie importante de la population. Une solution basée sur la voix pourrait changer la donne.
Face aux obstacles numériques et financiers qui limitent l’accès aux services technologiques en Afrique, Axa Zara, imaginée et développée par l’entrepreneur béninois Elias Missihoun, ouvre de nouvelles perspectives. En alliant innovation, inclusion et efficacité, cette plateforme crée des outils pratiques pour le quotidien des particuliers et des entreprises, tout en ayant une portée internationale.
Avec plus de quinze ans d’expérience dans la finance de marché, une expertise reconnue en technologies financières et un engagement constant pour l’émergence de l’Afrique, Cédric Yamdjeu incarne la nouvelle génération de leaders globaux : ancrés dans l’excellence académique, ouverts sur le monde, mais profondément attachés au développement du continent africain. Un leader panafricain qui conjugue excellence académique, innovation technologique et engagement sociétal.
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