À Lubumbashi, la question de l’énergie domestique est aussi une question de survie écologique. Dans une région où le charbon de bois reste une ressource centrale mais destructrice pour les forêts, une initiative locale propose une alternative concrète. Porté par l’entrepreneur social Christian Mwamb Rubemb à travers son projet Congo Vert, le programme Makala Vert transforme des déchets agricoles en briquettes écologiques. Une innovation simple dans son principe, mais stratégique dans ses effets, qui redéfinit les contours de l’économie circulaire en milieu urbain et périurbain congolais.
#economiecirculaire
À Ngaliéma, dans la périphérie de Kinshasa, une initiative locale attire de plus en plus l’attention pour sa simplicité et son impact concret. Dans un contexte marqué par la précarité de l’emploi et la forte dépendance à une économie informelle, Nzola, artisan métallurgiste, a choisi de transformer un problème environnemental en opportunité économique : les déchets d’aluminium deviennent des marmites artisanales, accessibles, durables et produites localement.
À Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, confrontée à une production massive de déchets solides, l’urgence environnementale est devenue un défi quotidien. Pourtant, au cœur de cette réalité complexe, des initiatives locales innovantes émergent et redessinent les perspectives d’un avenir plus durable. Du charbon écologique « Makala Bio », développé par Cédric Onoya à partir de déchets recyclés, à la solution Poubob de Bobo Benza Bob, qui transforme le plastique en poubelles écologiques et en briques autobloquantes, ces initiatives illustrent la puissance de l’économie circulaire en action. Réalisé par le journaliste Papy BWABUY dans le cadre de sa formation en journalisme de solutions, ce reportage, inscrit dans la dynamique de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), rappelle une évidence essentielle : l’Afrique regorge de solutions portées par des citoyens engagés qui transforment les défis en opportunités concrètes.
Face à la précarité menstruelle qui prive des millions de femmes et de jeunes filles de dignité, de santé et d’opportunités éducatives, l’entreprise sociale sénégalaise Apiafrique a choisi une approche pragmatique : produire localement des protections hygiéniques lavables, accessibles et durables. Une solution née en Afrique, pensée pour l’Afrique, et dont l’impact dépasse largement la seule question des menstruations.
Et si les déchets devenaient l’un des principaux moteurs de croissance de la Côte d’Ivoire ? Du plastique aux déchets électroniques, des résidus agricoles aux pneus usagés, le pays voit émerger une dynamique inédite où innovation, entrepreneuriat et engagement citoyen transforment ce qui était hier un problème en véritable opportunité économique et sociale. À travers treize initiatives concrètes, portées par des start-ups, des communautés locales et des partenaires internationaux, la Côte d’Ivoire accélère sa transition vers une économie circulaire qui crée des emplois, protège l’environnement et redéfinit les modèles de développement en Afrique de l’Ouest.
À Addis-Abeba, un jeune créateur bouleverse les codes de la mode mondiale sans prononcer un mot. En transformant des vêtements usés et des déchets en pièces uniques, Kalu Putik incarne une réponse inattendue à la crise environnementale et à la surconsommation textile. Une success story virale, mais surtout une solution concrète qui interpelle l’industrie.
Nzambi Matee, ingénieure kényane visionnaire, a fait de la pollution plastique un levier d’innovation. À la tête de Gjenge Makers, elle transforme les déchets plastiques en matériaux de construction durables et abordables, démontrant que l’ingéniosité locale peut répondre à des enjeux environnementaux et économiques majeurs tout en créant des emplois et des opportunités pour les communautés africaines.
Dans un monde confronté aux défis croissants du changement climatique, de la dégradation des sols et de la pollution organique, Prodeme se distingue comme une solution innovante et locale. Cette start up sénégalaise transforme les déchets verts et alimentaires en biochar, un charbon écologique aux applications multiples. Elle allie économie circulaire, protection de l’environnement et amélioration des conditions de vie, prouvant que les déchets peuvent devenir une ressource précieuse.
Dans les cours d’école togolaises, des déchets longtemps perçus comme une fatalité deviennent une ressource éducative, économique et écologique. Avec Rôbalôtô, une initiative née au Togo, la lutte contre la pollution plastique s’organise à partir des élèves eux-mêmes, grâce à des outils numériques, des poubelles connectées et une vision ambitieuse : transformer chaque établissement scolaire en laboratoire de transition écologique.
Face à l’explosion des déchets urbains en Afrique, la réponse ne viendra pas uniquement des politiques publiques, mais aussi de l’innovation locale. En Ouganda, l’entrepreneur Martin Tumusiime a fait le pari de la technologie pour transformer un problème environnemental majeur en opportunité de développement durable. Avec Yo-Waste, il démontre qu’une solution africaine, pensée pour les réalités du terrain, peut révolutionner la gestion des déchets, structurer l’économie circulaire et améliorer concrètement la qualité de vie dans les villes du continent.
En Ouganda, des millions de foyers dépendent encore du charbon de bois et du bois de chauffage pour cuisiner, au prix de lourdes conséquences sanitaires, environnementales et sociales. Face à cette réalité persistante, une entrepreneure sociale ougandaise a fait le pari d’une innovation à la fois écologique, circulaire et inclusive. À travers EcoErudites Uganda, Ethol Amanda Natukunda transforme une plante aquatique envahissante et des déchets organiques en biogaz propre et en engrais naturels, redonnant aux communautés vulnérables l’accès à l’énergie, à la dignité et à des opportunités économiques durables.
Face à l’urgence climatique, à la flambée des coûts de l’énergie et à l’épuisement des ressources fossiles, les solutions réellement durables se font rares. Pourtant, en Tunisie, un entrepreneur a choisi de transformer une crise en opportunité. Avec Bioheat, Yassine Khelifi démontre qu’une innovation locale, née d’une épreuve personnelle et d’une observation de terrain, peut apporter une réponse crédible, propre et accessible aux défis énergétiques contemporains.
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