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ABIF-GITR 2026 : entrepreneurs et start-ups en action sur l’axe France-Afrique

Heure de publication 19:00 - Temps de lecture : 3 min 17 s

Les lauréats Mariem Diouf, Chloé Morlat, Mohamed Boualaoui et Amélie Lelang posent avec les équipes d’IDEE, incarnant l’audace, l’innovation et l’excellence entrepreneuriale au service des passerelles entre la France et l’Afrique. – © ABIF-GITR 2026.

Texte par : Thalf Sall

Le 28 février 2026, la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville de Suresnes a accueilli la troisième édition de l’Africa Business Impact Forum et Get In The Ring Paris (ABIF-GITR). Une compétition internationale de pitch qui confirme la montée en puissance d’une nouvelle génération d’entrepreneurs décidés à créer de la valeur entre la France et l’Afrique.

Sous le thème « L’entreprise, outil de création de richesse et de prospérité partagées entre la France et l’Afrique », l’événement a rassemblé une cinquantaine de candidats venus défendre leurs projets devant un jury d’experts, des investisseurs et des acteurs clés de l’écosystème entrepreneurial.

Concept mondial de « pitching battles », Get In The Ring repose sur un principe simple : confronter les porteurs de projets dans des duels oratoires où clarté stratégique, viabilité économique et impact sociétal sont passés au crible. Mais au-delà de la compétition, l’ABIF-GITR se distingue par son approche pédagogique. Ateliers pratiques, coaching personnalisé et sessions d’entraînement intensif ont permis aux participants d’affiner leur discours et de structurer leur vision.

L’objectif n’est pas seulement de désigner des lauréats, mais d’armer durablement les entrepreneurs pour convaincre partenaires et financeurs dans un environnement globalisé exigeant.

À l’issue des sélections, quatre entrepreneurs se sont distingués. Dans la catégorie 18-25 ans, Mariem Diouf a séduit le jury avec « Bissap Rek », une initiative valorisant une boisson traditionnelle africaine dans une démarche de qualité et de modernisation. À ses côtés, Chloé Morlat a présenté une ligne de vêtements inspirée du design champenois, conjuguant identité régionale et créativité contemporaine.

Chez les plus de 25 ans, Mohamed Boualaoui a marqué les esprits avec ses bâtiments modulaires réversibles et intelligents, pensés pour réduire l’empreinte carbone tout en répondant aux besoins urbains émergents. Amélie Lelang, quant à elle, développe une solution digitale.

Ces projets illustrent la diversité sectorielle et la complémentarité des visions entrepreneuriales portées par des profils issus d’horizons variés.

 

Un écosystème mobilisé

 

L’événement s’est tenu en présence de personnalités engagées dans le développement économique. Le jury était présidé par François-Xavier Charmoille et Eugène A. Saint-Gregoire. Le parrain Dogad Dogui et la marraine Clémentine Langlois ont apporté leur expérience et leurs conseils aux candidats. La mairie de Suresnes était représentée par Stéphane Perrin Bidan, adjoint au Maire, soulignant l’importance des initiatives locales ouvertes à l’international.

À l’origine de cette dynamique, l’association IDEE France, fondée en 2015 par Akim Adjibi. Ancien élève de l’IAE de Lille, passé par la Banque Africaine de Développement et le Programme des Nations Unies pour le Développement, Akim Adjibi a progressivement construit un parcours à la croisée des secteurs public et privé avant de s’engager pleinement dans la promotion de l’innovation entrepreneuriale.

Son ambition est claire : faire de l’entreprise un moteur de diversification économique et de création d’emplois durables. En s’associant au réseau international Get In The Ring, porté par le groupe néerlandais Unknown, IDEE France contribue à connecter les entrepreneurs africains et européens à des opportunités concrètes.

 

Entre ambition locale et rayonnement international

 

La tenue de cette troisième édition à Suresnes témoigne d’une volonté d’ancrage territorial tout en assumant une portée globale. Dans un contexte où les échanges économiques entre la France et l’Afrique se redéfinissent, de telles plateformes jouent un rôle stratégique. Elles favorisent la circulation des idées, la montée en compétences et la structuration d’un tissu entrepreneurial transcontinental.

Plus qu’un concours, l’ABIF-GITR apparaît comme un catalyseur d’audace. Les jeunes pousses qui y participent ne cherchent pas seulement à lever des fonds ; elles ambitionnent de bâtir des modèles économiques résilients et responsables.

À l’heure où les défis climatiques, technologiques et sociaux exigent des réponses innovantes, ces entrepreneurs incarnent une génération déterminée à transformer les passerelles entre la France et l’Afrique en véritables corridors de prospérité partagée.


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