Abdelilah Kadili : quand le numérique devient un levier de souveraineté éducative pour l’Afrique
Heure de publication 18:40 - Temps de lecture : 3 min 17 s
Le Dr Abdelilah Kadili, président de la Fondation Tamkine, lors de son intervention sur Medi1TV Afrique. À travers une vision ambitieuse et humaniste, il a mis en lumière le rôle stratégique du numérique dans la promotion de l’excellence scolaire, l’égalité des chances et la construction d’une Afrique plus éduquée, créative et souveraine. – © Medi1TV Afrique.
Texte par : Thalf Sall
Sur Medi1TV Afrique, le 10 juin 2026, le président de la Fondation Tamkine, Dr Abdelilah Kadili, a porté une vision ambitieuse et résolument tournée vers l’avenir de l’éducation : faire du numérique un puissant levier d’excellence, d’égalité des chances et de transformation sociale. Un plaidoyer inspirant qui dépasse les frontières du Maroc et trouve un écho particulier dans une Afrique en pleine mutation, portée par ses solutions, ses talents et son potentiel d’innovation.
L’éducation africaine est à un tournant. Face à la croissance démographique, aux mutations technologiques et aux défis de compétitivité mondiale, les systèmes éducatifs du continent sont appelés à se réinventer. Invité de Medi1TV Afrique dans le cadre d’un entretien consacré à la Fondation Tamkine et au rôle du numérique dans l’excellence scolaire, le Dr Abdelilah Kadili a livré une analyse lucide des enjeux actuels tout en présentant une vision résolument tournée vers l’avenir. Juriste, stratège, acteur associatif et président de la Fondation Tamkine, il défend depuis plusieurs années une conviction forte : l’éducation demeure le principal moteur du développement humain, économique et culturel des nations africaines.
Au cours de cet entretien, Abdelilah Kadili a insisté sur le fait que le numérique ne doit pas être considéré comme une simple innovation technologique, mais comme un véritable outil de démocratisation du savoir. Selon lui, les technologies éducatives offrent aujourd’hui des possibilités inédites pour réduire les inégalités d’accès à l’apprentissage, améliorer les performances scolaires et accompagner les enseignants dans leurs missions pédagogiques.
Cette approche s’inscrit dans la philosophie même de la Fondation Tamkine, créée avec l’ambition de promouvoir une éducation inclusive, innovante et accessible au plus grand nombre. Au fil des années, l’organisation a développé plusieurs programmes destinés à soutenir les élèves, renforcer les compétences des enseignants et accompagner les familles dans le suivi scolaire. Elle a également investi dans des plateformes numériques permettant d’élargir l’accès aux ressources éducatives.
Pour Abdelilah Kadili, l’enjeu dépasse largement la seule modernisation des méthodes d’enseignement. Il s’agit avant tout de préparer une génération capable d’évoluer dans l’économie de la connaissance, de maîtriser les outils technologiques et de participer pleinement à la construction des sociétés africaines de demain.
L’excellence scolaire comme projet de société
L’une des idées fortes développées lors de son intervention concerne la notion d’excellence. Loin d’une approche élitiste, le président de la Fondation Tamkine défend une excellence ouverte, fondée sur le mérite, l’accompagnement et l’égalité des opportunités.
Selon lui, chaque enfant doit pouvoir accéder aux meilleures conditions d’apprentissage, indépendamment de son origine sociale ou géographique. Dans cette perspective, les technologies numériques constituent un formidable moyen de rapprocher les territoires, de mutualiser les ressources pédagogiques et d’offrir à tous les élèves les mêmes chances de réussite.
Cette vision rejoint les préoccupations de nombreux experts africains qui considèrent aujourd’hui l’éducation comme l’un des principaux remparts contre les fractures sociales, l’exclusion économique et les risques d’instabilité. Dans plusieurs régions du continent, l’école apparaît comme un instrument de résilience face aux crises et aux défis sécuritaires.
À travers ses prises de parole publiques, Abdelilah Kadili rappelle régulièrement que le développement durable de l’Afrique passera nécessairement par l’investissement dans le capital humain. Pour lui, former des citoyens éclairés, créatifs et responsables constitue la meilleure stratégie pour renforcer la souveraineté des États et accélérer leur transformation.
Une vision africaine du savoir et de l’innovation
Au-delà des questions pédagogiques, l’entretien accordé à Medi1TV Afrique a mis en lumière une réflexion plus large sur la place de l’Afrique dans le monde numérique.
Pour Abdelilah Kadili, le continent ne doit pas se contenter de consommer les innovations produites ailleurs. Il doit devenir un espace de création, de production de connaissances et d’innovation éducative. Cette ambition implique le développement de contenus adaptés aux réalités africaines, la valorisation des talents locaux et la construction d’écosystèmes capables de stimuler la recherche, l’entrepreneuriat et la créativité.
Cette approche rejoint les grands débats actuels sur la souveraineté numérique, la maîtrise des données et l’indépendance technologique. Dans un monde où la connaissance constitue un facteur déterminant de puissance, l’éducation apparaît plus que jamais comme un enjeu stratégique.
Le message porté par le président de la Fondation Tamkine est clair : l’Afrique possède les ressources humaines, les talents et les capacités nécessaires pour relever ce défi. Encore faut-il créer les conditions permettant à cette énergie collective de s’exprimer pleinement.
Une vision qui dépasse les frontières
L’intervention du Dr Abdelilah Kadili sur Medi1TV Afrique dépasse le cadre d’un simple entretien consacré à l’éducation numérique. Elle constitue un appel à l’action en faveur d’une Afrique qui investit dans son intelligence collective, valorise son capital humain et place le savoir au cœur de son projet de développement.
À travers la Fondation Tamkine, il défend une vision ambitieuse mais pragmatique : celle d’une école capable d’allier innovation technologique, excellence académique et inclusion sociale. Une vision qui trouve aujourd’hui un écho particulier dans un continent où la jeunesse représente à la fois le plus grand défi et la plus grande promesse.
À l’heure où les transformations numériques redessinent les équilibres mondiaux, le pari de l’éducation apparaît comme l’un des investissements les plus stratégiques pour l’avenir de l’Afrique. Et pour Abdelilah Kadili, ce pari doit être relevé dès maintenant.
