Et si les principaux obstacles à la réussite ne se trouvaient pas toujours à l’extérieur de nous, mais dans nos habitudes, nos peurs et notre manière de regarder l’échec ? Avec Les Ennemis du Succès, l’économiste et entrepreneur béninois Oumaya Moussa Abdoulaye propose une réflexion sur ces mécanismes souvent silencieux qui peuvent ralentir une trajectoire personnelle ou professionnelle. Nourri par son expérience entrepreneuriale dans la valorisation du karité, son ouvrage invite surtout à passer de l’introspection à l’action.
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Dans un Cameroun où les villes se verticalisent rapidement, la question de la mobilité ne se résume plus à construire des immeubles : elle consiste aussi à disposer des compétences capables d’en assurer durablement le fonctionnement. À seulement 20 ans, Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen a choisi de répondre à cet enjeu en créant BTE Engineering Group, une entreprise spécialisée dans les ascenseurs, l’électrotechnique et les solutions énergétiques. Son ambition va désormais plus loin avec la BTE Engineering Academy, un projet destiné à former localement une nouvelle génération de techniciens. Une démarche qui illustre une autre manière de penser l’industrialisation africaine : faire revenir les compétences, les transformer en activité économique et surtout les transmettre.
Pour une partie de la diaspora africaine, le désir d’investir sur le continent se heurte encore à la distance, à la complexité du foncier et à la difficulté de disposer d’informations fiables. En Côte d’Ivoire, Terrafrika Group entend lever ces barrières en proposant un accompagnement spécialisé dans l’investissement immobilier et foncier. À sa tête, Coumba Ba, après 21 années passées chez Orange, a choisi de transformer son expérience professionnelle en projet entrepreneurial, avec une ambition : rapprocher les capitaux, les compétences et les territoires africains.
Face au chômage des diplômés et au décalage persistant entre formation universitaire et besoins du marché, une réforme expérimentée en Chine ouvre une piste de réflexion pour l’Afrique : et si l’obtention de certains diplômes universitaires était conditionnée à la réalisation d’un prototype, d’un logiciel, d’un brevet, d’une entreprise ou d’une innovation à impact plutôt qu’à la seule rédaction d’une longue thèse académique ? Une approche qui pourrait transformer l’université africaine en véritable moteur d’innovation, d’emploi et de développement.
Une nouvelle alliance stratégique vient renforcer l’écosystème africain de l’innovation et de l’impact. Dans le cadre de la 4ᵉ édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), prévue les 23 et 24 octobre 2026 à Paris, l’Association Notre Voix, organisatrice de cet événement international, et l’Association InsurAngels Africa ont officialisé un partenariat institutionnel destiné à soutenir les entrepreneurs, innovateurs et porteurs de projets à fort impact en Afrique et dans les diasporas. Au-delà d’un simple accord de coopération, cette collaboration traduit une ambition commune : créer davantage de passerelles entre visibilité, accompagnement, financement et développement des solutions qui contribuent à transformer durablement le continent africain.
Chaque jour, des tonnes de déchets plastiques s’accumulent dans les villes africaines, polluant les espaces publics, fragilisant les écosystèmes et révélant les limites des systèmes traditionnels de collecte et de valorisation. Face à cette urgence environnementale et sociale, Nadine Couao Zotti a choisi d’agir autrement : utiliser le numérique pour connecter les acteurs de la filière, structurer le recyclage et donner une nouvelle valeur aux déchets. Avec Dua Neko, une plateforme numérique dédiée à la gestion intelligente des déchets plastiques, elle propose un modèle qui combine innovation technologique, économie circulaire et inclusion économique.
Et si les solutions aux défis africains ne venaient pas d’ailleurs, mais déjà de ceux qui, sur le continent et dans sa diaspora, conçoivent des outils concrets pour transformer l’éducation, le financement des entreprises et l’épanouissement de la jeunesse ? Du numérique à la culture en passant par le sport et l’intelligence artificielle, quatre initiatives portées par Johanne Bruffaerts, Harold Zimé, Ahmed Taofik et Pierrick Chabi illustrent une nouvelle dynamique : celle d’une Afrique qui construit ses propres réponses.
De Yaoundé à Kinshasa, de Lomé aux quartiers urbains en pleine expansion, une nouvelle génération d’innovateurs africains s’attaque à des défis longtemps considérés comme insolubles. Gaspillage alimentaire, pollution plastique, accès limité aux prothèses médicales ou gestion inefficace des déchets : ces jeunes entrepreneurs ne se contentent pas de dénoncer les problèmes. Ils conçoivent des solutions concrètes, mesurables et reproductibles qui améliorent le quotidien des populations tout en créant de la valeur économique. Reportage sur SossoMarket, 3D Heal, Robaloto et SmartWaste, quatre initiatives qui illustrent la puissance du journalisme de solutions.
À Dakar, une entreprise sénégalaise relève un défi longtemps considéré comme inaccessible : fabriquer localement des pièces industrielles de haute précision, des machines et des équipements jusque-là importés. Fondée par l’ingénieur Diawdine Diabong, Diabong Corp démontre que l’innovation industrielle africaine peut répondre aux besoins des entreprises tout en renforçant les compétences locales. Une solution concrète à l’un des principaux freins au développement industriel du continent.
Dans un contexte où l’accès au financement reste un obstacle majeur pour des millions de ménages et de petits entrepreneurs en Afrique de l’Ouest, une solution burkinabè propose une alternative enracinée dans les pratiques traditionnelles mais propulsée par le numérique. Née de l’intuition que l’intelligence collective peut devenir un levier économique puissant, Terra Biga transforme la tontine en plateforme digitale structurée, capable de mobiliser l’épargne communautaire à grande échelle pour financer des projets, réduire les coûts d’achat et renforcer la solidarité économique. Entre innovation technologique, héritage culturel et ambition panafricaine, cette initiative interroge les modèles classiques de financement et propose une nouvelle voie.
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