Emmanuel EBO sur Medi 1 TV : « démocratiser l’épargne, c’est donner aux Africains les moyens d’investir dans leur avenir »

Heure de publication 19:30 - Temps de lecture : 3 min 56 s

Sur Medi 1 TV, le Dr Coomlan Emmanuel Marc EBO présente Africaine des Finances : une solution pour démocratiser l’épargne, faciliter l’accès à l’investissement et rapprocher les Africains des opportunités de la BRVM. Une finance plus accessible pour une épargne davantage au service du développement africain. – © Africaine des Finances.

Texte par : Thalf Sall

Sur le plateau de Medi 1 TV, chaîne internationale marocaine, le Dr Coomlan Emmanuel Marc EBO, Directeur général d’Africaine des Finances, a porté un message au cœur d’un enjeu majeur pour les économies africaines : rendre l’épargne et l’investissement plus accessibles, plus compréhensibles et davantage connectés aux opportunités du marché financier régional. Face à Pape Cheikh Ndiaye Diouf, et aux côtés de l’entrepreneure et autrice Kokoè Koussawo, il a présenté Africaine des Finances, une plateforme qui associe éducation financière, accompagnement et outils numériques pour rapprocher les épargnants de la BRVM et favoriser une participation plus éclairée au financement des économies africaines. Une démarche qui transforme une question souvent réservée aux spécialistes en un enjeu d’autonomie économique et dont le potentiel de déploiement dépasse les frontières du Bénin.

Pendant longtemps, la Bourse a été perçue par une partie du grand public africain comme un univers réservé aux grandes entreprises, aux banques, aux investisseurs institutionnels ou aux personnes disposant déjà d’un important capital. Cette perception crée une distance entre les ménages et un marché pourtant conçu pour permettre aux entreprises et aux États de mobiliser des capitaux, mais aussi aux investisseurs de placer leur épargne dans différents instruments financiers.

Sur le plateau de Medi Up, Emmanuel Marc EBO part précisément de cette fracture entre les opportunités existantes et leur compréhension par le public. Il décrit une difficulté qui, selon lui, revient régulièrement dans les échanges avec les particuliers : « il y a un défaut d’information ».

Le constat est important. L’obstacle ne réside pas nécessairement dans l’absence de produits financiers, mais dans la difficulté à les identifier, à comprendre leur fonctionnement, à mesurer les risques et à déterminer lesquels peuvent correspondre à un objectif donné.

Africaine des Finances s’est construite autour de cette problématique. Basée au Bénin, la société est agréée par l’AMF-UMOA en qualité d’apporteur d’affaires sur le marché financier régional, sous l’agrément AA/2022-03. Son activité consiste notamment à vulgariser l’investissement, définir avec les clients leurs objectifs, les orienter vers une société de gestion et d’intermédiation habilitée et les accompagner dans les démarches liées à l’ouverture d’un compte-titres et à la souscription de produits financiers.

 

Rendre la Bourse compréhensible et accessible

 

La réponse portée par Emmanuel Marc EBO repose d’abord sur la pédagogie. Avant de parler de rendement, il faut expliquer. Avant de proposer un produit, il faut comprendre le projet de l’épargnant. Avant d’investir, il faut connaître les mécanismes, les horizons de placement et les risques.

Cette démarche prend une dimension particulière lorsqu’elle s’adresse aux personnes qui ne se reconnaissent pas dans l’image traditionnelle de l’investisseur. Emmanuel Marc EBO insiste ainsi sur le fait que « la Bourse est réservée pour les grandes personnes, les institutionnels » est précisément une perception qu’il faut déconstruire.

L’enjeu est alors de montrer concrètement que le marché financier régional comporte plusieurs niveaux d’accès. Dans son intervention, le dirigeant cite notamment des actions accessibles à partir de montants relativement faibles ainsi que des fonds communs de placement. La plateforme officielle d’Africaine des Finances présente aujourd’hui plusieurs catégories d’investissement, notamment les actions, les obligations et les FCP, tout en proposant des contenus pédagogiques et des outils destinés à aider les épargnants à mieux comprendre leurs choix.

Le modèle ne consiste donc pas à promettre un enrichissement rapide. Il s’agit plutôt d’aider l’épargnant à passer d’une épargne subie ou peu structurée à une démarche réfléchie, construite en fonction de ses objectifs, de sa capacité financière et de son horizon.


De l’information à l’accompagnement : une chaîne de solutions

 

Cette philosophie se traduit par un parcours relativement simple. L’épargnant commence par définir son objectif et sa capacité d’épargne. Il peut ensuite être orienté vers les produits correspondant à son profil et mis en relation avec une société de gestion et d’intermédiation agréée pour l’ouverture et la gestion de son compte-titres.

Africaine des Finances intervient donc à plusieurs niveaux : conseil, ingénierie financière, formation, information sur le marché et accompagnement dans la relation avec l’écosystème financier réglementé. Son site présente également des formations consacrées à la Bourse et à la BRVM ainsi qu’un simulateur pédagogique permettant de projeter différents scénarios d’investissement, avec la précision que les simulations ne constituent pas une garantie de performance future.

Cette architecture répond à une réalité souvent oubliée : l’inclusion financière ne se résume pas à permettre à quelqu’un d’ouvrir un compte. Elle suppose aussi de lui donner les connaissances nécessaires pour comprendre ce qu’il fait.

C’est particulièrement important pour les particuliers à revenus modestes et pour les membres de la diaspora. Emmanuel Marc EBO explique que l’entreprise a choisi d’orienter davantage son action vers ces publics, en considérant que l’épargne disponible, même limitée, peut être structurée différemment lorsqu’elle est accompagnée.

 

Changer les habitudes d’épargne pour renforcer la capacité d’agir

 

C’est probablement là que se situe la portée la plus intéressante de la démarche. La question n’est plus seulement de savoir combien une personne peut épargner, mais ce qu’elle peut faire de cette épargne à moyen et long terme.

Dans de nombreux contextes, la tontine, l’épargne informelle ou la conservation de liquidités restent des pratiques importantes. Elles répondent à des besoins sociaux et économiques réels. Mais elles ne constituent pas les seules possibilités. Le marché financier régional offre d’autres instruments, sous réserve d’une information appropriée, d’un accompagnement adapté et du respect des règles de fonctionnement du marché.

Emmanuel Marc EBO résume cette volonté de diversification en expliquant : « Pour nous, ce n'est plus uniquement de faire de la tontine [...] mais de pouvoir trouver des solutions d'épargne sur le marché financier ».

La nuance est essentielle : il ne s’agit pas d’opposer brutalement épargne traditionnelle et investissement financier, mais d’élargir les choix disponibles. L’objectif est de permettre à chaque épargnant de comprendre les différents instruments et de construire progressivement une stratégie cohérente avec ses moyens et ses projets.

Cette logique rejoint la mission affichée par Africaine des Finances : « vulgariser l’investissement sur le marché financier régional ». Son positionnement officiel met également l’accent sur une finance accessible et pédagogique et sur l’accompagnement des particuliers, entreprises, institutions et associations dans leurs projets d’épargne et de valorisation du patrimoine.

 

Une solution appelée à dépasser les frontières

 

L’intérêt de cette approche tient aussi à son potentiel régional. La BRVM constitue un marché financier commun aux huit pays de l’UEMOA. Une solution qui facilite la compréhension de ce marché peut donc s’adresser à des publics situés au-delà du seul Bénin, à condition de respecter les cadres réglementaires et les spécificités de chaque parcours d’investisseur.

Africaine des Finances se présente précisément comme un acteur tourné vers ce marché régional. Son modèle associe éducation financière, conseil, orientation et mise en relation avec des acteurs agréés. La plateforme propose par ailleurs des ressources consacrées à la compréhension de la BRVM, aux produits financiers et aux mécanismes d’investissement.

La diaspora représente aussi un public stratégique. Elle dispose souvent d’une capacité d’épargne transfrontalière, mais peut rencontrer des difficultés pour identifier des dispositifs fiables, comprendre les produits disponibles et suivre ses investissements à distance. L’accompagnement numérique et pédagogique peut alors contribuer à réduire cette distance.

Le défi demeure néanmoins considérable. Démocratiser l’accès à la finance suppose de maintenir un haut niveau d’exigence sur l’information, la transparence, la compréhension des risques et l’orientation vers les professionnels habilités. L’enjeu n’est donc pas de transformer chaque épargnant en spéculateur, mais de favoriser une culture financière permettant des décisions mieux informées.

 

Déplacer le regard sur l’épargne africaine

 

À travers Africaine des Finances, Emmanuel Marc EBO défend finalement une idée simple : l’épargne africaine ne doit pas seulement être considérée comme une réserve destinée à répondre aux urgences ou aux dépenses futures. Elle peut aussi, lorsqu’elle est correctement orientée et investie dans un cadre réglementé, participer au financement de l’économie et à la constitution progressive d’un patrimoine.

Son intervention sur Medi Up replace ainsi la question financière dans une perspective plus large : celle de l’autonomie économique. Informer, expliquer, accompagner et connecter les épargnants aux acteurs du marché constituent les différentes étapes d’une même démarche.

L’enjeu dépasse donc la seule ouverture d’un compte-titres. Il touche à la capacité des citoyens à comprendre les mécanismes économiques qui les entourent et à prendre part, à leur échelle, au financement des entreprises et au développement du marché financier régional.

C’est aussi ce qui donne à cette initiative une dimension de solution : faire passer l’épargne du statut de simple précaution à celui d’outil de construction de projets, de patrimoine et, potentiellement, de participation au financement de l’économie africaine.

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