Raconter ce qui fonctionne : Marinette Rikong met en lumière Repat Africa et une Afrique en mouvement
Heure de publication 13:50 - Temps de lecture : 3 min 17 s
Marinette Rikong, juriste de formation, entrepreneure, conférencière et écrivaine, est aujourd’hui apprenante en journalisme de solutions. – © Marinette Rikong.
Texte par : Thalf Sall
Et si la diaspora africaine devenait l’un des moteurs majeurs de la transformation du continent ? À l’occasion du webinaire international stratégique consacré au « Journalisme de solutions : raconter ce qui fonctionne pour inspirer le changement et révéler une autre Afrique », organisé dans le cadre de la préparation de la 4ᵉ édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), prévue les 23 et 24 octobre 2026 à Paris, Marinette Rikong a présenté son reportage de fin de formation consacré à Repat Africa. Son enquête met en lumière une initiative qui accompagne le retour, l’investissement et l’engagement des talents africains de la diaspora, tout en analysant avec rigueur ses impacts, ses avancées et ses défis pour contribuer à une nouvelle narration de l’Afrique.
Pitch de Marinette RIKONG
Paris, le 15 juillet 2026
Mesdames, Messieurs,
Chers participants,
Distingués invités,
Chers collègues,
Je suis Marinette Rikong, juriste de formation, entrepreneure, conférencière, écrivaine sous le nom de plume J. Mairy Dietch’, et aujourd’hui apprenante en journalisme de solutions au sein de la 4ᵉ promotion, dans le cadre de la 4è édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS).
J’ai découvert le journalisme de solutions en octobre 2025, à l’occasion de la 3ᵉ édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) à Paris. Cette approche m’a immédiatement interpellée parce qu’elle propose une autre manière de regarder le monde : non pas en niant les difficultés, mais en allant au-delà du constat pour explorer les réponses, les acteurs qui agissent et les changements possibles.
Depuis le début de ma formation, le 15 janvier 2026, mon regard sur l’information a profondément évolué. J’ai compris que raconter l’Afrique ne pouvait plus se limiter à exposer ses crises, ses retards ou ses vulnérabilités. Le rôle du journaliste est aussi de révéler les dynamiques positives, les innovations, les réussites, tout en conservant l’exigence de rigueur, de vérification et d’analyse critique.
Cette méthode a transformé ma pratique : désormais, lorsque je choisis un sujet, je cherche à identifier non seulement le problème, mais également ses causes profondes, les solutions développées, leur fonctionnement, leurs résultats, leurs limites et leurs conditions de reproductibilité. Le journalisme de solutions m’a appris à passer d’un récit de fatalité à un récit d’impact.
Mon reportage de fin de formation porte sur Repat Africa, une initiative créée en 2020 par Kara Diaby, qui accompagne et structure le retour des diasporas africaines sur le continent.
L’idée de départ est simple : si l’Afrique veut écrire une nouvelle page de son histoire, elle doit pouvoir compter sur toutes ses forces vives, notamment les compétences, les capitaux et les expériences de sa diaspora. Pourtant, de nombreux Africains souhaitant revenir entreprendre ou investir rencontrent des obstacles : difficultés administratives, accès limité au financement, manque d’informations sur les opportunités, défis d’intégration ou encore choc culturel inversé.
Face à ces défis, Repat Africa propose une réponse concrète : informer, connecter, accompagner et créer des passerelles entre les diasporas et les écosystèmes africains d’innovation et d’investissement.
Mon enquête montre également que toute solution doit être analysée avec recul. Malgré des résultats encourageants, comme l’investissement de 300 000 euros dans Kemet Automotive, une usine de véhicules électriques adaptés aux réalités africaines, ou encore 200 000 euros dans Repat Invest, le projet fait face à des défis structurels liés notamment à la digitalisation administrative, à l’accès au financement et aux infrastructures.
À travers ce reportage, disponible dans son intégralité sur la plateforme en ligne de Notre Voix (www.notrevoix.info), j’ai souhaité mettre en lumière une Afrique nouvelle, déjà à l’œuvre : une Afrique qui crée, innove, entreprend et transforme. Une Afrique dont les initiatives concrètes méritent d’être davantage documentées, valorisées et amplifiées par un journalisme exigeant, rigoureux et tourné vers les solutions, afin de mieux faire connaître leur impact et leur potentiel de changement.
Le journalisme de solutions est donc, pour moi, un outil essentiel pour renouveler les récits, rapprocher les publics des initiatives porteuses d’impact et contribuer à construire une information qui donne confiance en l’avenir.
Je vous remercie pour votre précieuse attention.
