Dans des métropoles africaines confrontées aux embouteillages, au coût du carburant, à la précarité des conducteurs et aux émissions polluantes, MAX – Metro Africa Xpress – veut changer la donne. La startup nigériane combine véhicules électriques, financement, échange de batteries, outils numériques et assemblage local pour rendre la mobilité plus accessible et plus propre. Après être devenue rentable au Nigeria, elle vient de lever 24 millions de dollars pour accélérer son déploiement en Afrique de l’Ouest et du Centre. Une trajectoire qui pose toutefois une question essentielle : comment transformer une réussite nationale en modèle continental réellement reproductible ?
#nigeria
Au Nigeria, le manque de financement, l’accès limité aux intrants et la difficulté à trouver des débouchés enferment encore de nombreux petits exploitants dans une agriculture à faible productivité. Lancée en 2016, Farmcrowdy a choisi de s’attaquer à ces blocages en rapprochant agriculteurs, capitaux, expertise technique et marchés grâce au numérique. Une expérience qui montre comment la technologie peut réorganiser une chaîne de valeur agricole, tout en révélant les conditions nécessaires pour qu’un tel modèle puisse réellement changer d’échelle.
Au Nigeria, une coupure d’électricité peut arrêter une activité, réduire les heures d’ouverture et rogner les marges d’un petit commerce. Pour des milliers d’entrepreneurs, le groupe électrogène reste alors la solution de dernier recours, malgré son coût et ses émissions. ICE Solar veut changer cette équation en associant énergie solaire, batteries, financement et technologies numériques. Une approche qui ne consiste plus seulement à fournir de l’électricité, mais à en faire un outil de production et de développement économique.
À Kano, le jeune inventeur nigérian Khalifa Aminu a conçu des lunettes équipées de capteurs capables de détecter des obstacles et d’émettre des alertes sonores. Développé à partir de composants simples, le prototype entend faciliter les déplacements des personnes aveugles ou malvoyantes. Une initiative qui illustre le potentiel des technologies d’assistance conçues en Afrique pour répondre à des besoins concrets.
Installé aux États-Unis, le neurochirurgien nigérian Dr Olawale Sulaiman a accepté une réduction volontaire de 25 % de son salaire pour retourner chaque mois au Nigeria afin d’y réaliser gratuitement des opérations du cerveau et de la colonne vertébrale. À travers la RNZ Foundation, il sauve des vies, forme des médecins locaux et contribue à bâtir un système de santé plus durable en Afrique.
Dans un contexte marqué par l’analphabétisme persistant et de fortes inégalités d’accès à l’éducation au Nigéria et en Afrique subsaharienne, Mavis Computel propose une innovation hors ligne qui contourne les limites des infrastructures scolaires traditionnelles. Grâce à son dispositif Mavis Talking Book & Pen, la start-up permet à des milliers d’enfants et d’adultes d’apprendre de manière autonome, interactive et multilingue, même dans les zones les plus isolées. Portée par une approche inclusive et déjà déployée dans plusieurs communautés, cette solution s’impose comme un levier concret de lutte contre l’exclusion éducative et sera mise en lumière lors de la 4è édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS) à Paris, les 23 et 24 octobre 2026.
En Afrique, le parcours des créateurs d’entreprises est très long et semé d’embûches de tous genres. S’engager dans le monde de l’entrepreneuriat est parfois très difficiles pour de nombreux jeunes sur le continent. C’est pour accompagner les entrepreneurs et leur fournir les meilleures clés pour réussir leurs projets que la Fondation Tony Elumelu a été créée en 2010. Initiée par le milliardaire nigérian Tony Elumelu, elle a déjà formé et rendu totalement indépendant plus de 18.000 jeunes talents africains.
Inciter les populations à recycler les déchets plastiques. C’est l’objectif du projet Greenfingers Wildlife Initiative, un événement culturel qui fait la promotion des stylistes nigérians et africains. Chaque année, les initiateurs en profitent pour organiser une campagne nationale d’information et de sensibilisation des populations sur la préservation de la nature.
En Afrique, il n’y a pas que des situations problématiques. Il y a aussi des solutions innovantes, constructives et dynamiques, qui font bouger le continent, dans le bon sens. Des hommes et des femmes s’engagent, imaginent et mettent en place des solutions uniques. Et ce, dans le but de bâtir l’Afrique des solutions : apporter des réponses concrètes et concluantes aux problèmes de société, sociétaux, environnementaux et économiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du tout premier robot humanoïde africain : Omeife. Son inventeur est un jeune entrepreneur nigérian, Chuks Ekwueme, patron de la start-up technologique Uniccon Group of Companies.
Comment stimuler la production alimentaire et réduire la dépendance aux importations de céréales en Afrique ? Cette question mérite d’être posée au regard des conséquences de la guerre en Ukraine sur la sécurité alimentaire mondiale. Le Nigéria prend déjà ses dispositions.
Ce 17 avril 2025, les terroristes ont encore frappé le Bénin, précisément dans le nord du pays. 54 militaires ont été tués, selon le bilan officiel. Au Mali, au Niger, au Togo, au Burkina Faso, en Somalie, au Nigéria, en Côte d’Ivoire, en Lybie et au Bénin, le terrorisme se répand à une vitesse folle. Pratiquement impuissants, les Etats jouent les prolongations, espérant un jour venir à bout de cette hydre qui endeuille de nombreuses familles. Quelles solutions concrètes pour ramener la paix, la stabilité et la sécurité sur le continent?
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