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Recettes pour promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes et les femmes

Chronique

Mettre les jeunes et les femmes au cœur de l’action publique pour le développement de l’Afrique. – © B. Hallet.

Texte par : Thalf Sall

L’entreprise est le moteur du progrès économique et social. Les différentes mesures expérimentées jusque-là sur le continent africain ont permis à quelques individualités d’émerger. Toutefois, elles ont montré leurs limites en matière de création et de développement d’entreprises.

En Afrique, l’environnement social, le milieu des affaires et la formation professionnelle n’ont pas été mutualisés pour faire ressortir un modèle favorisant la création d’entreprises. Ainsi, il est difficile de devenir un véritable entrepreneur, seulement après une formation de 72 heures sur le montage de business plan. A l'image de ce qui est pratiqué depuis quelques années, où la question de la promotion de l’entrepreneuriat est traitée comme un effet de mode.

Des actions publiques manquent cruellement. L’Afrique doit former des entrepreneurs avec autant de rigueur, que la formation des médecins. Ainsi, les pouvoirs publics doivent mettre en place des programmes scolaires complets et élaborés, garantissant des compétences nécessaires à l’entrepreneuriat.

Les jeunes ont un fort potentiel entrepreneurial. Les actions à leur niveau présentent plusieurs aspects : une meilleure préparation au monde de l’emploi en adaptant leur formation aux besoins de l’économie dans le but de réduire significativement le taux de chômage ; accompagner l’insertion professionnelle des jeunes par un appui budgétaire aux entreprises et par une prise en charge par l’Etat d’une partie du coût du travail de l’entreprise ; initier la création d’incubateurs pour l’accompagnement des jeunes entrepreneurs, multiplier les structures d’appui à l’entrepreneuriat, notamment en matière d’appui-conseil et de financement puis renforcer l’employabilité des jeunes par l’accélération du transfert des nouvelles technologies dans l’enseignement.

Il faudra adapter la formation universitaire au marché de l’emploi en développant des modules pratiques, satisfaisant les besoins des entreprises ; en conduisant des formations de mise à niveau des professionnels dans le secteur de l’artisanat et de l’industrie, susceptibles d’accompagner les jeunes, en accord avec la politique de promotion du secteur privé ; en initiant des politiques incitatives d’orientation vers les branches scientifiques ; en créant un système d’allocations aux chômeurs et en mettant en place un système d’assistance sociale pour les jeunes diplômés issus de familles défavorisées.

Concernant les femmes, il s’agit de soutenir leur autonomisation à travers des programmes d’appui en matière d’entrepreneuriat et d’accès à la propriété et développer le régime d’assurance maladie universelle en favorisant notamment un accès plus large aux interventions efficaces pour améliorer la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. Il faudra promouvoir la parité dans les institutions nationales et les entreprises ; modifier les lois électorales en y insérant l’équilibre homme-femme dans la confection des listes de candidatures ; promouvoir les programmes d’alphabétisation des femmes et assurer la scolarisation systématique des filles.


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