À Abidjan, le 17 septembre 2026, la 13ᵉ édition des ASCOM a confronté les professionnels de la communication à une question très concrète : comment transformer le métier en véritable levier de performance pour les entreprises africaines ? En keynote, Didier Acouetey a répondu en trois mots : confiance, identité et adaptabilité. Une intervention qui a aussi invité les communicants à puiser davantage dans les récits et les patrimoines du continent.
#intelligenceartificielle
À Port Harcourt, trois jeunes inventeurs ont choisi de répondre à la déforestation non par un énième constat, mais par une technologie conçue pour fonctionner là où les outils classiques de surveillance atteignent leurs limites. Avec Reforest AI, Lesley John Jumbo, Bright Sunday et Blessed Pepple développent des dispositifs solaires capables d’identifier les sons associés à l’abattage des arbres et d’alerter les personnes chargées de protéger les forêts. Leur parcours, de l’hackathon à la reconnaissance internationale, illustre le potentiel de solutions africaines pensées à partir des contraintes du terrain. Mais leur technologie doit encore franchir une étape décisive : démontrer son efficacité en conditions réelles et à grande échelle.
Tsati-N’Douna Moundanga : cinq livres pour interroger la mémoire, la nature et l’avenir des sociétés
Mémoire coloniale, retour des diasporas, démocratie, crise écologique et dialogue entre science et savoirs anciens : à travers cinq ouvrages récemment publiés, Tsati-N’Douna Moundanga construit une œuvre traversée par une même exigence, celle de questionner le présent pour mieux imaginer les futurs possibles.
L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les entreprises, mais son entrée dans les ressources humaines soulève une question décisive : comment gagner en efficacité sans transformer le recrutement et la gestion des carrières en simples opérations algorithmiques ? Paru ce 27 août 2026 chez De Boeck Supérieur, Recrutez et gérez vos talents avec l’IA. De la prise de décision à l’accompagnement des collaborateurs, signé Ismaelle Haddouzi, Alexandre Martin et Lee Schlenker, entend apporter des réponses concrètes à cette nouvelle équation. En 192 pages, l’ouvrage propose aux professionnels des RH une méthode pour utiliser l’IA comme un outil d’aide à la décision, tout en maintenant l’humain, l’éthique et la responsabilité au cœur des pratiques.
Dans les territoires africains éloignés des grands réseaux électriques, produire de l’électricité ne suffit pas : il faut aussi pouvoir la distribuer efficacement, suivre les consommations, sécuriser les installations et assurer leur maintenance. Fondé en France en 2016 par Paul Berthomieu et Léonide Michael Sinsin, après la création d’ARESS au Bénin en 2012, MyJouleBox s’est développé autour d’une ambition : digitaliser et optimiser l’exploitation des systèmes énergétiques décentralisés. Aujourd’hui intégré au groupe ARESS/MyJouleBox, le dispositif associe solutions solaires, données, logiciels, mini-réseaux et services énergétiques, avec une nouvelle étape : l’utilisation de l’intelligence artificielle pour accélérer le traitement des incidents techniques.
L’intelligence artificielle est déjà une réalité en Afrique : elle s’impose progressivement dans les banques, la santé, l’éducation, les administrations, les télécommunications ou encore les ressources humaines. Pour Abdoulaye Ba, expert en gouvernance de l’IA, l’Afrique ne peut donc plus opposer innovation et régulation : elle doit avancer simultanément sur ces deux fronts. Dans une tribune parvenue à notre rédaction, il propose la création d’un « Passeport africain de confiance IA », un mécanisme simple, progressif et harmonisable à l’échelle du continent, destiné à identifier les systèmes d’IA déployés, évaluer leurs risques, encadrer leurs usages, renforcer la transparence et garantir une véritable capacité de contrôle local.
Dans de nombreuses zones rurales africaines, un animal malade signifie souvent une course contre la montre. Lorsque le vétérinaire le plus proche se trouve à plusieurs dizaines de kilomètres, le diagnostic arrive parfois trop tard, avec des conséquences économiques et sanitaires considérables. Au Cameroun, la plateforme MokineVeto entend changer cette réalité en connectant les éleveurs aux professionnels de santé animale grâce à l'intelligence artificielle et à la télémédecine. Une innovation qui démontre comment le numérique peut renforcer la résilience des filières d'élevage, tout en soulevant les défis de son passage à l'échelle.
Chaque année, des millions de personnes apprennent qu'elles sont atteintes d'un cancer. Pour certaines, la chirurgie n'est pas envisageable : la tumeur est trop petite, difficile d'accès ou située à proximité d'organes vitaux. Longtemps, ces patients ont disposé de peu d'alternatives. En France, une entreprise de robotique médicale a développé une technologie qui change progressivement la donne. Baptisée Epione, cette plateforme robotisée assiste les radiologues interventionnels dans le traitement mini-invasif de certaines tumeurs. Plus précise, plus sûre et plus rapide, elle ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques pour des patients qui, hier encore, n'avaient parfois aucune option curative.
Dans la salle des fêtes du Sofitel Hôtel Ivoire d'Abidjan, ce 29 juillet 2026, l'ambiance est celle des grands rendez-vous. Fondateurs de start-up, dirigeants de PME, investisseurs, étudiants et décideurs publics se côtoient avec une même conviction : l'innovation peut devenir un moteur de croissance durable. En lançant les programmes Ivoire Tech Next 15 et Ivoire Tech Scale Up, la Côte d'Ivoire ne crée pas un simple concours. Elle met en place un dispositif destiné à accompagner les entreprises technologiques les plus prometteuses afin qu'elles franchissent une nouvelle étape de leur développement et renforcent la souveraineté numérique du pays.
À mesure que le Sénégal s'impose comme un nouveau producteur de pétrole et de gaz offshore, la protection de son littoral devient un enjeu stratégique. Des étudiants ingénieurs de la Dakar American University of Science and Technology (DAUST) ont imaginé une réponse technologique ambitieuse : une plateforme de drones autonomes capable de détecter en temps réel les fuites de pétrole grâce à l'intelligence artificielle. Une innovation conçue localement qui démontre que les solutions africaines peuvent répondre aux défis environnementaux les plus complexes.
Le mercredi 15 juillet 2026, lors du webinaire international stratégique de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), consacré au thème « Journalisme de solutions : raconter ce qui fonctionne pour inspirer le changement et révéler une autre Afrique », Kamari Martial Pascal Batcho a présenté iYara, une plateforme numérique de santé conçue en Afrique pour rapprocher patients, médecins et pharmacies. Devant 180 participants inscrits, l’ingénieur et entrepreneur béninois a dévoilé une solution qu’il présente comme « le Doctolib africain », capable de simplifier le parcours de soins grâce à la technologie, à l’intelligence artificielle et à l’innovation locale.
De l’orientation scolaire à l’insertion professionnelle, une jeune entreprise africaine déploie une plateforme numérique pensée pour répondre aux défis éducatifs du continent. Après le Bénin, EDUKIA accélère son implantation au Sénégal et consolide sa communauté d’ambassadeurs en République du Congo. Son ambition : construire un écosystème panafricain où chaque étudiant peut accéder aux bonnes informations, aux bonnes opportunités et aux outils nécessaires pour réussir.
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